Poulailler
METEO du JOUR
Matin 9 H 00 : Hier soir il y avait du brouillard et ce matin une gelée blanche embellit le paysage !
Température au Nord : - 0,5 °
Après-midi : Bel après-midi bien ensoleillé mais comme souvent un "petit" vent entraîne un ressenti plus froid que la réalité !
Température : 7 °
Nous avions laissé nos coquettes bien installées dans leur petite cabane.
En fin de compte j'étais la seule à trouver contraignant de devoir nettoyer deux fois par semaine, pour leur part, elles y passaient beaucoup de temps et ne trouvaient rien à y redire, elles ne piaillaient jamais, elles se contentaient de glousser ce qui chez la poule est très bon signe !!!
Mais un matin, j'ai eu la surprise de voir un amas de terre à côté de leur caisse et un gros trou, je n'ai pas compris de suite ce qui avait pu faire ça et j'ai simplement rebouché le trou.
Le lendemain, le trou était à nouveau ouvert, la boîte à grains qui restait sous le auvent était renversée alors que la veille en fermant j'étais certaine qu'elle ne l'était pas !
Et en faisant le tour de la cabane, j'ai eu la désagréable surprise de me rendre compte qu'il s'agissait davantage d'une galerie que d'un trou :
La quantité de terre extraite de dessous la cabane était plutôt impressionnante et c'est alors que j'ai compris qu'il s'agissait de rats qui venaient manger le grain qui traînait un peu partout !
Heureusement qu'il y avait la plaque en bakélite sinon je n'aurais pas donné cher de la vie de mes pauvres coquettes !
Nous avons commencé à mettre du poison dans les trous mais ces bestioles ont la peau dure et deux fois par jour, je mettais 4 sachets dans les trous et ils avalaient tout...
On aurait même dit que ça leur donnait de la vigueur car ils ont continué à creuser leurs galeries, et une de plus sortant directement sous le auvent :
Etant donné le manque de fondations de la cabane, je pensais qu'elle n'allait pas tarder à s'effondrer sur mes poulettes, mais elle a tenu le coup et finalement les rats ont déserté les lieux avant qu'une catastrophe ne se produise !
D'une part ils ont dû commencer à avoir des aigreurs d'estomac et d'autre part, je n'ai plus mis de grain dehors.
Néanmoins, Kiki et moi avons pris conscience qu'élever des poules demande malgré tout quelques précautions et nous avons donc décidé de ne pas attendre le printemps pour acheter un vrai poulailler, je l'ai commandé sur Internet et nous l'avons reçu très rapidement... en kit bien sûr.
Et comme le temps ne se prêtait pas à un montage en plein air, nous avons fait ça... dans le salon :
Il nous a fallu un peu plus d'une heure pour le monter. Tout était bien expliqué, la visserie repérée dans des pochettes individuelles, les pré-trous facilitant le travail, on s'est amusés comme des gosses avec un jeu de construction !
Ensuite, je me suis occupée des "détails" qui par la suite devraient me permettre un entretien plus facile... autant se simplifier les corvées pour que ce ne soit plus des corvées !
J'ai aussi pensé au confort de mes petites bêtes car le bois est isolant mais moins que le polystyrène malgré tout. J'ai donc commencé par mettre des chutes de ce dernier sur le sol.
J'ai posé des plaques par dessus :
Là aussi vous notez bien sûr que c'est loin d'être parfait : tantôt les plaques se chevauchent, tantôt il y a des espaces... mais je fais avec les moyens du bord, après tout c'est l'essence même du bricolage ....
Ensuite vous allez sûrement deviner ce que j'ai mis par dessus... de la toile cirée que j'ai collé de loin en loin avec du scotch large. J'aurais pu mieux la fixer mais il faudra que je la change de temps en temps donc ce sera plus simple.
Voilà l'intérieur quasiment terminé, avec une nouvelle caisse tapissée à l'aide d'un reste de l'ancienne toile cirée pour ne pas dépayser les poulettes !!!
Ensuite j'ai évidemment mis de la paille dans la caisse et des feuilles sèches sur le sol pour contribuer à une meilleure isolation et aussi parce que lorsqu'il pleut et que les coquettes préfèrent rester dedans ça leur permet de s'adonner à leur passe temps favori le grattage...
... et j'ai trouvé (à l'usage) une nouvelle astuce : étant donné que les coquettes ont pu se coucher normalement, c'est à dire perchées sur le bord de leur caisse et non à l'intérieur malgré la bonne paille qui les y attendait, je plie deux ou trois feuilles de journal dont je glisse le bord sous la caisse, je pose ce savant pliage par dessus les feuilles et je n'ai plus qu'à changer mes feuilles de journal.
Mais là je mets la charrue avant les boeufs (admirez l'image qui permet de rester dans le milieu agricole !!), la paille et les feuilles je ne les ai ajoutées qu'une fois le poulailler dehors, le voici toujours à l'intérieur, terminé :
Ensuite, installée sur la terrasse, malgré le froid, j'ai profité d'un jour sans pluie, pour passer une couche de lasure car bien que le bois soit traité, si on veut le conserver en bon état plus longtemps, c'est tout de même préférable. J'aurais même dû passer une seconde couche, mais étant donné que la pluie menaçait, ça attendra le printemps !
Vous pouvez constater que ça paraît quand même :
Le seul défaut que j'ai trouvé à ce poulailler se situe au niveau des portes car il y a un espace conséquent tout le tour. Sachant que les poules craignent beaucoup les courants d'air (davantage que le froid qu'en fin de compte elles supportent très bien), j'ai collé du polystyrène tout le tour.... (vous l'apercevez sur la photo ci-dessus) mais voilà, une poule c'est aussi très curieux et très gourmand, et elles ont commencé à le picorer !
Je n'avais plus qu'à trouver autre chose, un genre de caoutchouc que j'ai collé avec de la super glu et on verra si elles vont aimer ou pas !
Voici l'installation vue de loin :
Comme vous ne pouvez pas le voir, c'est un peu petit et le grillage est un peu bas car les coquettes volent très bien : le jour de leur arrivée, Kokotte s'était échappée et on l'a retrouvée en haut du bouleau....
Depuis, j'ai dû me résoudre à leur couper le bout des plumes, à une aile, afin qu'elle ne volent plus si haut... Donc, au printemps, Kiki va agrandir leur parc afin qu'elles aient un peu plus d'espace pour picorer et en même temps il mettra un grillage plus haut et un petit portail. Pour l'instant, je passe par dessus le grillage mais un mètre, c'est un peu trop pour moi même si je lève encore bien la gambette !!!
Mais ce n'est pas terminé car leur nouvelle demeure, bien qu'étant plus confortable, est moins bien isolée, j'ai donc décidé de leur confectionner un genre d'igloo dans une boîte en carton en l'entourant d'une poche pour conserver les aliments surgelés.
J'ai ouvert cette poche pour ajouter une double feuille de matériau qui sert à protéger des coups dans les emballages et qui contient des bulles d'air (je ne sais pas si vous voyez ce dont je parle !), j'ai recollé.
Pour le "toit" de la caisse j'ai trouvé le haut d'une boîte à chaussures qui s'encastrait parfaitement, j'y ai collé un second couvercle car il n'était pas assez large, j'ai fait des encoches sur le devant du carton pour que ça tienne bien et j'ai recouvert le tout avec ma poche à congélation.
Mes cocottes ont regardé ce nouveau "machin" d'un drôle d'oeil, mais le premier soir où la température est tombée en dessous de zéro, elles ont su trouver l'entrée :
Quant à l'ancienne cabane, pour l'instant je l'ai fermée tout en conservant les auvents sous lesquels elles continuent à se cacher de temps en temps et où j'ai laissé leur eau.
Au printemps, lorsqu'elles voudront pondre, je la réouvrirai et ça fera un pondoir idéal car il paraît (mais je vous en reparlerai) que les poules n'aiment pas pondre où elles dorment. Pourtant tout est prévu dans leur poulailler (une petite panière et une boîte à chaussures !).
Comme ce n'était pas le sujet de l'article, je n'ai pas mentionné le prix d'achat mais ça reste très raisonnable : 130 euros + 30 euros de frais de livraison.
En effet, quand comme Kiki et moi on n'est pas du tout bricoleurs et que par conséquent on n'a pas ou très peu de matériel cela permet d'avoir tout de même l'impression de bricoler, c'est rapide et en l'occurence le résultat est beaucoup mieux que tout ce qu'on aurait réussi à faire.
Par contre, il est bon aussi de souligner l'intérêt lorsque l'on commande, comme je l'ai fait, sur Internet, d'en profiter pour comparer les prix. J'ai trouvé le même produit, et là dessus il n'y a aucun doute, s'agissant dans tous les cas du même fabricant, à 200 euros TTC (gain de 40 euros !) et à 250 euros + frais de livraison (je n'ai même pas cherché à calculer la différence !).
Voilà, j'espère que cet article vous a plu, quant à moi, j'espèrais bien, dès le printemps, commencer à manger de bons oeufs avec des jaunes bien orangés pleins de lutéine qui m'aideront à mieux lutter contre la DMLA !
Finalement, je n'aurai pas attendu le printemps car une de mes coquettes a pondu son premier oeuf le 31 Décembre et le second le 3 Janvier.... un troisième, un quatrième et j'en ramasse un tous les deux jours !