Mini poulailler de fortune
METEO du JOUR

Matin 9 H 00 : Température la plus froide depuis le début de l'hiver !
Température au Nord : - 6 °
Après-midi : Le soleil qui brillait en fin de matinée a encore une fois du mal à faire sa loi !
Température : 2 °
Il y a une douzaine d'années, nous avions trouvé une tortue terrestre. Nous l'avions baptisée, de façon très peu originale, Caroline.
Caroline menait une vie paisible de tortue ! Je lui plantais ses salades que je devais prendre soin d'entourer d'une mini clôture afin qu'elle ne les boulotte pas dès l'apparition des toutes premières feuilles.
Au fur et à mesure, je déplaçais ma clôture livrant le produit sur pied à l'appétit féroce de ma tortue, je replantais... elle adorait aussi les tomates....
Puis, un jour elle décida de faire une fugue, on la retrouva à l'autre bout du terrain entourant la maison, on la remit dans son parc mais quelques jours plus tard, elle recommença et cette fois ci, nous ne l'avons jamais retrouvée.
Elle vivait dans une petite "cabane" à sa taille que j'avais fabriquée avec des plaques en bakélite (ou un matériau dans ce genre !).
J'avais doublé l'intérieur avec une bonne épaisseur de polystyrène afin de la protéger de la chaleur l'été.
Le sol était en terre battue. Quand l'hiver arrivait, dès la fin de l'automne, Caroline commençait à creuser le sol de sa cabane et s'enfouissait complètement. Pour parfaire son isolation, une fois qu'elle avait complètement disparue sous terre, je recouvrais le sol avec un épais tapis de feuilles sèches.
... et au printemps, Caroline réapparaissait. Il était d'ailleurs intéressant de voir si elle s'enfouissait plus ou moins profondément !
Par exemple, l'hiver avant sa fugue, l'arrière de sa carapace dépassait légèrement du sol et cet hiver-là, la température resta très... tempérée !
Voici, la cabane de Caroline, avant les travaux destinés à la transformer en mini poulailler. Comme vous le voyez c'est du bricolage, du vrai...

Le toit très écolo : polystyrène, plaque de bakélite recouverte de terre et de galets.

Depuis longtemps je voulais deux poules pour manger mes propres oeufs (enfin ceux des poules !) et l'idée m'est venue d'utiliser le petit parc aménagé de Caroline.
J'ai donc commencé par ajouter une plaque préalablement recouverte d'un morceau d'ancienne toile cirée sur le sol afin de l'isoler, la toile cirée étant destinée quant à elle, à faciliter le nettoyage.

Puis, j'ai recouvert le tout d'un tapis de feuilles sèches stockées cet automne.
Vous pouvez voir que j'ai également recouvert la caisse en bois destinée à leur servir de nid, de toile cirée toujours afin de pouvoir nettoyer plus aisément.
Il fallait aussi chercher un moyen de fermer pour la nuit car je ne voulais pas que mes coquettes aient froid.
Il restait des morceaux de polystyrène et je les ai utilisés pour faire une première porte que j'ai fixée avec des pointes sans têtes sur le côté et deux grosses pointes parisiennes sur le haut.

Ensuite j'ai découpé un second morceau que je fixais tous les soirs en force entre la première porte et le bord de la cabane.
... et les nuits très froides, une troisième "porte" de la largeur totale pouvait être ajoutée devant ces deux :
Sur le devant de la cabane, j'ai fait un genre de auvent avec deux autres plaques afin de protéger l'entrée du froid et de la pluie et j'ai mis une troisième plaque sur le côté de la cabane pour faire un autre petit abri car les coquettes adorent se cacher.
Vraie bricoleuse ou plutôt bricolette je n'avais pas pensé à un détail important...
Malgré toute mon installation pour les garder bien au chaud et au sec, dès la première pluie, l'eau venant du toit est tombée entre les plaques et toute leur entrée était trempée ! Je n'avais pas réalisé que le toit était plat !
Il a donc fallu que je soulève le devant et que j'y glisse un petit chevron d'environ 5 centimètres d'épaisseur afin de créer une pente vers l'arrière !
C'est là que j'ai évidemment dû refaire mes portes... devenues trop courtes et je me suis aperçue qu'il y avait des vides entre le polystyrène et la plaque : je les ai comblés depuis l'extérieur avec de la mousse expansive.
J'ignorais aussi que ces bestioles passent beaucoup de temps à gratter le sol et peu après avoir tout bien installé, je retrouvais tous les jours de la terre qu'elles projetaient dans la cabane... d'où le carrelage posé devant l'entrée de ces coquettes !
Malgré tout, mes coquette savent bien que c'est en forgeant que l'on devient forgeron... elles ont aussitôt adopté leur maisonnette malgré tous ses défauts et son exiguïté :
Néanmoins, j'ai vite compris, que c'était loin d'être idéal car elles auraient dû dormir (comme le font toutes les poules) jouquées sur la barre en bois ce qui aurait permis aux excréments (excusez les détails mais c'est la nature !) de tomber sur les feuilles et d'être ainsi enlevés facilement !
Mais la hauteur du toit étant vraiment insuffisante, j'ai enlevé la petite panière et ainsi elles dormaient toutes les deux dans la caisse et le résultat n'était pas... satisfaisant !
J'étais donc obligée de nettoyer deux fois par semaine ce qui me faisait faire un peu de gym car l'installation est tout de même au ras du sol... chaque fois, je devais enlever les auvents, la porte fixée avec les pointes, sortir la caisse et changer toutes les feuilles et le foin !
Nous avions donc prévu, avec Kiki de construire ou d'acheter un vrai poulailler dès le printemps, mais c'était sans compter sur l'arrivée d'intrus !
Ceci est une autre histoire que je vous raconterai plus tard !
