L'histoire d'une dent ou...

Publié le par nenette33

...toute une histoire pour une dent !

 Ce nouvel épisode de la catégorie "santé" aurait pu s'intituler "la fibromyalgie et ses complications", "les anti-coagulants et leurs complications" ou plus amusant du genre "au bonheur des valvés".

 

Il s'est déroulé avant les fêtes de fin d'année.

 

Je suis arrivée à l'hôpital à 13 H. Je me suis installée dans le hall où se trouvent les distributeurs avec un café et un vieil Agatha Christie déjà lu il y a plusieurs années. De ce fait j'en avais déjà oublié le déroulement et surtout la conclusion : mais qui a commis tous ces horribles meurtres ?

 

Pourquoi si tôt, alors que les rentrées pour hospitalisation ne se font qu'à 15 H ?

Fatalité : il y a plus de 6 mois (déjà) que mon Kiki est en arrêt de travail, il a fallu qu'il soit convoqué par le médecin conseil le jour de mon entrée et pratiquement à la même heure... c'est pour ça qu'il m'avait déposée, non comme un sac mais avec mon gros sac, devant l'entrée de l'hôpital deux heures trop tôt... comme je ne conduis plus, difficile de faire autrement ! 

 

Avant de raconter aussi brièvement que j'en serai capable les diverses festivités de ce séjour, je vais expliquer comment et surtout pourquoi je suis arrivée là !

 

J'ai déjà évoqué mes déboires de fibromyalgique.

Pour ceux qui n'ont pas lu et n'ont pas le temps de le faire, il s'agit de douleurs souvent invalidantes, quasi-permanentes lesquelles, afin de varier les plaisirs, se promènent au gré de leurs envies dans les nombreux muscles et articulations du corps et avec plus ou moins de vigueur ! De plus, par périodes de durées variables, parfois en alternance, parfois en simultané, la fatigue chronique apparaît.

Au fil des années, j'ai dû essayer tous les traitements qui existent. Certains se sont révélés complètement inefficaces, au mieux j'ai eu des "rémissions" de quelques semaines mais les effets secondaires étaient plus importants que l'amélioration ressentie ! Les plus efficaces, c'est à dire ceux qui annihilaient complètement les douleurs me mettaient dans un état semi-comateux permanent moralement insupportable ! Par conséquent, j'ai pris la décision de ne plus essayer aucun nouveau traitement. Lorsque les douleurs deviennent insupportables, j'avale une bonne dose d'antalgiques qui m'assomme quelques heures le temps que cela redevienne supportable.

Par contre, je dois beaucoup "prendre sur moi" pour gérer toutes les douleurs "moyennes" et pour m'y aider, j'ai pris la détestable habitude de serrer les dents. Vous connaissez cette expression "serrer les dents" mais en général il s'agit d'une image et on a peu d'occasions de le faire rééllement.

En fait, je serre tellement les dents que j'ai réussi à féler deux de mes molaires.

La première, il y a deux ou trois ans, a fini sa carrière "couronnée" et fière de l'être évidemment !

Mais la seconde n'a pas eu ce privilège. Entretemps, j'ai changé de dentiste car lorsque cette consécration était tombée sur ma première molaire, dès qu'elle avait commencé à me chatouiller, je l'avais consulté (l'ancien) et ce à 2 ou 3 reprises et à chaque fois il n'avait rien décelé jusqu'à ce qu'il m'annonce au 4ème rendez-vous en 8 ou 9 mois qu'elle était mortifiée et qu'il allait devoir poser une couronne. J'avoue que j'ai alors mis sa compétence professionnelle en doute... mais plus tard j'ai dû reconnaître que j'avais eu tort... enfin pour ce diagnostic là mais pas d'avoir changé ! 

Donc, riche de cette expérience (en matière d'expérience par rapport aux problèmes de santé... j'en ai pas mal et j'aimerais mieux m'en passer !), lorsque la seconde molaire s'est mise à me faire souffrir, j'ai décidé de m'adresser à une de ses collègues que consultait mon Kiki et qu'il apprécie tant pour ses compétences que pour sa gentillesse.

Lors du premier rendez-vous, j'ai fait l'erreur de ne pas lui raconter ma mésaventure précédente... d'autant plus qu'elle non plus n'avait rien décelé d'anormal !

Quelques mois plus tard, nouveau rendez-vous et là, elle a découvert une minuscule félure. Mais, étant donné qu'il n'y avait aucune carie et que par conséquent, la dent était très saine et solidement implantée, elle n'a pratiqué aucun soin si ce n'est la pose d'un vernis.

Et, il y a quelques semaines, j'ai hésité avant de prendre encore un rendez-vous craignant qu'elle ne finisse par me prendre pour une mythomane... Mais, tous ceux qui ont déjà eu des "rages de dent" comprendront que mon hésitation n'a pas duré... Et, le jour du rendez-vous, j'ai dû insister car rien n'apparaissait à la radio et surtout, j'ai eu l'illumination du jour, en lui racontant que les mêmes symptômes avaient précédé le couronnement de la molaire flambant neuve sur sa droite...! Elle a alors "ouvert" et effectivement, il y avait également eu un phénomène de mortification...

Mais, cette fois, j'ai eu des explications très simples mais qui m'ont aidée à comprendre l'origine du mal : lorsque la dent est félée, très lentement, le nerf est atteint et finit par mourir (enfin si j'ai bien tout compris, mais en gros c'est ça !).

 

Le problème étant, ce que devait ignorer le précédent praticien, que lorsque le patient est "valvé" (expression utilisée par le chirurgien dentiste à laquelle ma dentiste m'a adressée), même si la dent est très solide par ailleurs, il faut quand même l'extraire car les risques d'endocardites subsistent !

Le chirurgien m'a prévenue que la dent étant "costaude" et les racines en forme de crochets, l'opération durerait près d'une heure et que par conséquent elle préférait le faire sous anesthésie générale... avis que je partageais vivement !

Jusque là tout était clair et semblait simple, mais voilà : qui dit valve mitrale, dit anti-coagulants (AVK) et un "INR" entre 3 et 4,5 donc idéalement à 3,7 ! Ne me demandez pas d'explications en commentaires... (je rêve encore que je vais avoir des commentaires... alors que je n'y ai pas répondu pendant plusieurs mois !) car c'est comme ça et c'est tout !

Mais, car bien sûûûûr, il y a un mais, à moins de me faire opérer à la grande ville par un chirurgien hyper-spécialisé ou plutôt hyper équipé, ce chirurgien là ne m'arrachera cette fichue dent que si mon INR est inférieur à 3 !

Alors, après avoir dû prendre rendez-vous avec mon cardio pour avis, puis avec l'anesthésiste, j'ai reçu un appel de l'hôpital : entrée prévue le lundi 28/11, j'aurais droit à un relais par héparine (ou calciparine...) en attendant l'extraction pour laquelle le bloc était retenu le jeudi 1er Décembre !

 

Voilà donc, comment en ce lundi après-midi, je me suis retrouvée encore une fois, dans une chambre d'hôpital....

 

D'emblée, pyjama, électrocardiogramme, questionnaire d'entrée, prise de sang avec pose simultanée d'un cathéter (ça vous fait rêver Messieurs, une infirmière à chaque bras !). Cathéter destiné à faire la perfusion pour l'héparine.... Ensuite, nouveau questionnaire médical par une interne mais pas encore de perfusion.

Puis vers  18 H un médecin du service est venue m'expliquer que c'était risqué de faire le relais prévu surtout pour une simple extraction dentaire ! Le lendemain elle devait se rapprocher du service odontologie afin d'étudier une autre alternative, en attendant je devais garder le cathétaire pour la nuit.

On m'avait demandé, lorsqu'on m'avait appelée pour me donner le jour d'entrée, d'arrêter les anti-coagulants. Or, ce médecin m'a sermonnée en me disant de ne jamais arrêter mon traitement sans l'avis exprès de mon cardiologue... et de lui seul (ou du moins d'un autre cardiologue)...!

Donc, le soir même j'ai repris mon Préviscan -un au lieu d'un et demi- et il était même question que je rentre à la maison dès le lendemain mardi après-midi pour revenir le jeudi matin...

Ainsi ce lundi soir je me suis couchée avec une aiguille de cathéter dans la main qui me piquait dès que je touchais le drap... et en me demandant à quelle sauce j'allais être mangée le lendemain !

 

Le lendemain, j'ai bien ressenti que je prenais la place de quelqu'un qui en aurait eu davantage besoin que moi... j'ai donc passé tout mon séjour à culpabiliser.

Néanmoins, il a été décidé de me garder car mon INR devait être surveillé pour me mettre malgré tout sous héparine s'il descendait trop bas. J'ai donc gardé ce fichu cathéter tout le séjour...

Le pire, tout étant relatif car je me rendormais après, il y a donc bien pire que ce pire-là, était le réveil à 4 H 30 pour la prise de sang afin que le résultat soit disponible le plus tôt possible. Cette prise de sang était faite par l'infirmière de nuit.

Parlons-en un peu de celle-là ! Alors que tout le monde dans le service de jour était adorable tant personnel médical que de service, j'ai su dès mon premier réveil à l'hôpital que je n'allais pas apprécier tout le monde ! Tout d'abord, réveil en douceur, lumière allumée d'un seul coup, elle m'attrappe le bras droit, met le garrot et pique, le tout en... moins d'une minute... enfin très vite ! Imaginez le choc, quand vous êtes en plein sommeil et vous croyez plus ou moins chez vous ! Puis, comme elle m'avait ratée, elle passe à l'autre bras... même méthode, même résultat ! Là, d'une voix qui a dû réveiller les occupants d'au moins deux chambres de chaque côté de la mienne, elle a commencé à m'expliquer qu'à cause de moi, elle "était sur le pont à 4 heures et demi" et j'ai bien compris qu'elle aurait préféré rester tranquillement dans son local à attendre la relève !

Le premier matin, je n'ai pas réagi mais le deuxième, confrontée à la même mauvaise humeur et au même manque de professionalisme, je lui ai clairement demandé de bien vouloir se calmer car ce n'est pas moi qui avais choisi d'être hospitalisée et qu'à cette heure-ci, j'aurais été beaucoup mieux dans mon propre lit !... Le lendemain, elle n'a fait aucun commentaire désagréable...!

 

Mis à part, ces menus désagréments, le séjour s'est bien déroulé entre électrocardiogrammes, prises de sang...

Ah si, une anecdote qui fait partie des désagréments qui pourraient facilement être évités... Le début de la première nuit a été très très difficile... à cause de la pendule accrochée au mur au bout de mon lit ! Vers une heure du matin, j'ai commencé par grimper sur une chaise pour la décrocher et la mettre dans la salle d'eau mais cet affreux tic-tac était toujours aussi insupportable ! Pourtant je suis habituée car à la maison, j'ai un ancien réveil tout près de mon lit et... il me berce mais là... ! 

J'ai donc pris une mesure radicale, j'ai enlevé la pile et j'ai replacé la pendule sur le mur !

Je tiens aussi à remercier... on se croirait aux Oscars... outre le personnel... de jour, le chirurgien qui m'a opérée. En effet, la veille de l'opération, elle a pris la peine de venir me voir vers 20 H, alors que ses consultations et autres interventions avaient débuté vers 8 H et ceci dans un service qui n'était pas le sien -peu de ses patients sont hospitalisés en cardiologie- et pour une simple extraction... Elle est évidemment revenue le soir même avec son assistante qu'elle aurait tout aussi bien pu "déléguer" mais elle m'a expliqué que c'est ainsi qu'elle concevait son métier par respect pour le malade. Elles m'ont "fabriqué" une gouttière de compression avec laquelle j'ai dû dormir pour éviter toute hémorragie au cours de la nuit !

Elle est repassée le lendemain matin avant le début de ses consultations et je suis sortie le soir même !

 

Par la suite, je présume que tout s'est passé comme cela se passe habituellement lorsque l'on se fait arracher une dent (c'était ma première... enfin non puisque il y a... des années, j'avais aussi été hospitalisée pour les 4 dents de sagesse mais je n'en ai gardé aucun souvenir précis !) !

Je devais simplement être plus attentive aux instructions et les suivre scrupuleusement à cause des risques hémorragiques : surtout manger froid (on n'y pense pas mais par exemple le café froid c'est pas fameux...) et ne pas se blesser. Mais j'étais habituée depuis des mois à manger sur l'autre côté de la bouche alors je n'ai eu aucune complication, enfin presque !

 

Depuis, je suis revenue à l'hôpital afin de me faire faire une gouttière de "libération occlusale", voici ce à quoi ça ressemble, photo copiée sur Wikipédia :

Le soir, en allant au lit, je "clipse" ceci sur mes dents du bas et cela m'évite de les serrer les unes contre les autres... Je pensais que ce serait plus difficile, que j'allais baver... mais en fin de compte je regrette seulement de ne pas l'avoir fait plus tôt car l'adaptation a été très rapide !

Il faut dire que la dernière fois que je m'étais renseignée auprès de mon dentiste, lorsque le médecin qui a diagnostiqué ma fibromyalgie, me l'avait conseillé, le devis m'en avait dissuadée... alors qu'en passant par l'hôpital, je n'ai que la modeste somme de 15 € à ma charge et je n'ai pas vérifié si ma Mutuelle n'en remboursait pas une partie !

Ainsi, même si je ne suis évidemment pas à l'abri d'autres problèmes tels qu'une simple carie, les complications insidieuses d'une félure devraient être bien moindres car je serre encore un peu les dents la journée mais, je me surveille ! Et le matin, c'est un soulagement de ne plus ressentir, pendant plus d'une heure la douleur provoquée par la contraction permanente des mâchoires pendant la nuit !  

 

Par contre, tout n'est pas terminé, car maintenant que la cicatrisation est quasi complète et que tout est dégonflé, une gêne persiste et j'ai le côté de la langue douloureux, j'ai donc pris une lampe, ma loupe et je me suis rendue compte que sur la face interne de la machoire, deux petites protubérances sont douloureuses au toucher et m'irritent la langue ce qui, à la longue me fait craindre une ulcération de cette dernière... Je vais donc, à nouveau devoir prendre un rendez-vous..!

 

Mise à jour du 24/03/2014 :

En fin de compte, les petites protubérances dont il était question ont disparu après une quinzaine de jours.

Lorsque j'ai appelé pour prendre rendez-vous, la dentiste toujours aussi sympa a pris la communication et m'a expliqué que c'était normal mais que par contre si ça persistait au-delà d'un mois, là je pourrais prendre un nouveau rendez-vous. Et, bien sûr, elle avait raison.

Depuis, j'ai un contrôle annuel par radio de l'autre couronne et en même temps du reste de la dentition (détartrage, soins pour une petite carie apparue sous un très vieux pansement datant de mon adolescence c'est pour dire comme il était vieux !).

Quant à ma gouttière, elle commence à avoir de bons signes d'usure mais c'est un matériau très solide, elle va encore durer quelques années.

Précédemment je n'avais pas donné de conseils pour l'entretien lequel n'est ni compliqué ni onéreux. Tous les matins, il suffit de passer un coup de brosse à dents (j'ai acheté une brosse pour enfants plus pratique) et de laver avec... du savon de Marseille. Là aussi, merci à la dentiste qui m'a indiqué ce procédé en précisant que c'était tout aussi efficace que les produits du commerce qui coûtent souvent un bras et du coup on les utilise avec parcimonie et l'entretien s'en ressent. De plus, le savon, contrairement à ce qu'on pourrait penser ne laisse aucun goût. Une fois tous les 15 jours, j'utilise tout de même un de ces comprimés effervescents car cela redonne de l'éclat à mon sourire nocturne on ne sait jamais si dans un de mes rêves je rencontre le beau Georges Clooney !

Dans la journée, j'ai également constaté que j'avais les mâchoires beaucoup moins serrées et du coup, je n'en souffre plus !

 

Mise à jour du 29/12/2016 :

Une mise à jour que j'aurais volontiers zappée !

Encore une fois, j'ai trop serré les dents. On dit qu'on s'habitue à la douleur, je l'ai peut-être déjà dit, dans mon cas c'est vrai. En effet, depuis que j'ai décidé d'arrêter tout traitement pour la fibromyalgie, je n'utilise des anti-douleurs que lorsque ces dernières deviennent insupportables et le reste du temps, je serre plus ou moins les dents selon l'intensité desdites douleurs.

Et bien sûr, je me suis encore fissuré une molaire laquelle a subrepticement commencé à se mortifier. Par contre, cette fois dès la première rage de dent, j'ai compris et ma dentiste également. Elle m'a donc aussitôt envoyée à l'hôpital où les galères ont recommencé car là-bas tout le monde ne comprenait pas et surtout la secrétaire.

Le 28 Octobre, courrier à l'appui, je me présente pour avoir rapidement un rendez-vous et surtout un conseil car ma dentiste n'était pas certaine que le traitement antibiotiques qu'elle m'avait prescrit soit suffisant ! Vous n'allez pas le croire, la chef de service à qui était adressé le courrier étant absente, pas grave en soi, mais dans un service hospitalier, il n'y avait personne d'autre qui puisse m'informer, je devais attendre le retour de la chef, soit, le 3 Novembre  pour qu'un rendez-vous me soit fixé ! Pour le rendez-vous je le concevais très bien mais pour le renseignement, même un interne m'aurait suffi mais il y a aussi deux autres titulaires dans le service et je doute fort que les trois prennent leurs congés en même temps. Mais, elle n'a rien voulu savoir et m'a même dit que si j'étais pressée je pouvais toujours aller à Bordeaux car les dentistes avaient tôt fait de se décharger sur l'hôpital !

Je suis donc repartie... avec mes doutes et j'ai trouvé le renseignement chez mon cardiologue, lui aussi en congés, mais sa secrétaire m'a rappelée dans la soirée après avoir exposé mon cas à un de ses collègues, qui a d'ailleurs personnellement pris la peine de me rassurer !

 Revenons à cette fichue dent, le jour du rendez-vous le 7 Novembre, la chef m'a expliqué qu'elle-même ne prenait pas le risque mais qu'il y avait un nouveau protocole pour les "valvés" et que l'extraction pouvait se faire sans hospitalisation avec un INR ne dépassant pas 4 ! Pour sa part, elle n'intervenait que jusqu'à 3, mais elle avait un collègue spécialisé (l'un des deux autres du service que j'aurais donc pu rencontrer bien plus tôt) qui pourrait s'en charger : nouveau rendez-vous le 21 Novembre, heureusement, l’infection avait été stoppée par les antibiotiques et je ne souffrais plus. Le "spécialiste" m’expliqua qu’il n'y avait pas urgence pour arracher mais il faudrait un contrôle par radio tous les 4 mois et on devait donc se revoir (sympa, mignon, jeune et professionnel… que demander de mieux ! Ah si, ne pas avoir besoin du tout de rendez-vous !). Néanmoins, il avait pris la précaution de me faire deux ordonnances au cas où une nouvelle infection se déclarerait car là, je devrais appeler aussitôt et la dent serait arrachée dans les jours suivants !

Donc, une ordonnance pour des antibiotiques à prendre une heure avant l’intervention et une autre pour une analyse de sang à faire de bonne heure le matin même afin de contrôler mon INR lequel logiquement ne devrait pas poser de problème puisque je suis stabilisée entre 3,25 et 3,75 !

Tout allait pour le mieux jusqu’au 15 Décembre quand un bruit bizarre et clac un bout de dent décalé et qui avait pris un angle plutôt bizarre… le quart supérieur intérieur cassé mais encore bien accroché par la racine, je lui ai donc fait reprendre sa place et le lendemain, appel à l’hôpital et date de l’extraction fixée au 20 Décembre, je pensais être tranquille pour les fêtes de fin d’année !...

Mais voilà, alors que la veille j’avais particulièrement veillé à ne rien absorber qui risque modifier mon INR, (type curcuma qui est un anticoagulant pas forcément connu mais très efficace, détail que j’ai appris cet été alors que j’en faisais, je l’avoue, un usage très régulier et que mon INR avait explosé : j’étais couverte d’hématomes ce qui m’avait mis la puce à l’oreille !) celui-ci était à 4,04 ! Donc, appel de l’hôpital, pas de nouveau rendez-vous possible avant le 6 Janvier à cause des congés de fin d’année notamment.

A ce jour, j’ai donc encore ma dent, deux nouvelles ordonnances pour un INR et pour des antalgiques et un traitement antibiotique à long terme si je juge qu’une nouvelle infection s’est déclarée.

De temps en temps, je me lève de table pour remettre délicatement le morceau branlant à sa place car je suis très gourmande, j’oublie parfois de mâcher du bon côté et ce n’est pas très glamour de se fourrer le doigt au fond de la bouche pour recaler son "dentier" ! Mais à part ça, tout va au mieux dans la mesure où je ne ressens la douleur que justement, lorsqu’il y a une pression sur la partie cassée, j’arrive même (et ça heureusement !) à me laver quasi correctement les dents…

Il me tarde tout de même d’être débarrassée de ce chicot. Pour ne pas recommencer tout ce cirque, j’ai déjà prévu -de mon propre chef- de diminuer mon traitement la veille de la prise de sang, ensuite mon INR sera légèrement déstabilisé pendant quelques jours, mais il reviendra vite à la normale !

Toujours aussi bavarde, par écrit… je ne sais pas faire court ! Rendez-vous (encore un !) dans quelques semaines avec une dent en moins, mais pour le sourire ça ne change rien, je le garde intact : viva la vida !

 

Mise à jour du 05/01/2017 :

Je commence par vous souhaiter une excellente année... sans problèmes de santé !

Demain soir, je devrais avoir une dent en moins, j'emploie le conditionnel mais j'espère bien que cette fois mon INR sera à moins de 4 ! Pour cela, ce soir je n'ai pris qu'un Préviscan au lieu d'1 1/4 !

Par contre, c'est la première fois que ça m'arrive la veille d'un examen médical ou d'une intervention, pourtant celle-ci est très bénigne : je ne suis pas sereine ! Tellement peu sereine qu'alors même que cette extraction dentaire doit se faire en ambulatoire, j'ai préparé une petite valise pour passer la nuit à l'hôpital. Même la veille de ma greffe cardiaque j'étais plus zen. J'espère que ce ne se révélera pas avoir été une intuition mais juste un trop plein d'anxiété dû à cette interminable attente.

Pour rappel je me suis cassé cette dent le 16 Décembre et depuis non seulement je mange sur un seul côté de mâchoire mais chaque fois qu'un minuscule morceau d'aliment fait une incursion du mauvais côté, l'autre folle de dent croit bon de me rappeler qu'elle n'est pas encore complètement mortifiée et m'envoie une sacrée décharge douloureuse. Sans compter que depuis, sans vouloir vous écoeurer, une dent dont le nerf est en train, ni plus ni moins, de pourrir, ça ne sent pas très bon. Du coup, je réduis encore, le peu de vie sociale qui me reste car je n'ai pas envie d'infliger ça à d'éventuels interlocuteurs... donc ras le bol !

Prochaine mise à jour... bientôt ! 

 

Mise à jour du 11/01/2017 :

Voilà c'est terminé, ça s'est parfaitement bien passé, j'appréhendais pour rien, je deviens timorée en vieillissant.

Encore quelques jours avant que le point ne "tombe" tout seul, deux ou trois jours à faire trois bains de bouche par jour après le brossage des dents, encore quelques semaines pour que la mâchoire se remette complètement de ce traumatisme et on n'en parlera plus.

Tout n'a cependant pas été très facile pour l'extraction proprement dite étant donné d'une part que la racine était un peu "en crochet" et que le morceau cassé l'était sur toute la longueur de la dent donc avec un petit bout de racine indépendant, pas facile à saisir. Mais le chirurgien a assuré et surtout de mon côté, je n'ai rien senti si ce n'est l'impression que mes lèvres et ma joue avaient triplé de volume...

J'espère maintenant ne plus avoir à faire aucune mise à jour sur cet article, je garde les 26 dents qu'il me reste !

 

... et n'hésitez pas à cliquer -sans modération- en dessous "commenter cet article" !

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Publié dans Santé

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B
Bonjour Nénette, je ne vous connais pas mais j'ai lu votre article grâce à Fibromyalgie=douleurs. J'ai eu beaucoup de plaisir à lire votre histoire. Je ne sais pas si vous écrivez comme vous parlez<br /> mais c'est très clair et émouvant! Parfois, vous me faisiez rire et parfois bouillir de colère contre ce qui vous arrive et les milieux médicaux! Moi aussi, j'ai eu droit à des personnes ingrates,<br /> qui n'ont pas de cœur et qui vous secouent sans ménagement. Alors qu'on a besoin de réconfort!<br /> J'espère que depuis décembre, vous vous êtes bien rétablie de votre opération! Amicalement, Florinda
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N
<br /> <br /> Bonjour Florinda, tout d'abord un grand merci pour avoir laissé un commentaire... en moyenne 30 lecteurs par jour et au<br /> mieux un commentaire par semaine... ! C'est tout à fait ça, j'écris comme je parle, je ne m'encombre pas de figures rhétoriques, ma prose est nature, comme moi ! Par contre et<br /> malheureusement car cela m'a souvent porté préjudice, dans la vie, je suis extrêmement timide et j'évite de parler pour ne rien dire, alors que sur mon blog je fais plutôt le contraire en<br /> ajoutant de nombreux détails inutiles... Je préfère donner une tournure humoristique à ce qui peut m'arriver de désagréable, du moins après coup car sur le moment la révolte gronde souvent mais<br /> mon côté fataliste m'aide aussi à relativiser beaucoup de choses et à ne garder que les bons côtés ! Pour ce qui est du rétablissement, tout va bien depuis Décembre... car j'ai écrit l'article en<br /> 2011 ! ;) Encore merci pour ce gentil commentaire. Amicalement<br /> <br /> <br /> <br />
R
BONSOIR NENETTE<br /> <br /> UN PETIT COUCOU EN CE VENDREDI SOIR TRES TRES GLACIAL<br /> AVEC UN TRES FORT MISTRAL ET TEMPERATURES EN DESSOUS DU ZERO - IL NE FAUT PAS FLANER DANS LA RUE - MAIS IL FAUT ESPERER<br /> QUE CE GRAND FROID NE DURE PAS TROS LONGTEMPS -<br /> JE PENSE QUE CHEZ VOUS IL EN EST DE MEME - ET JE PENSE QUE TU<br /> RESTE BIEN AU CHAUD - EN VOUS ESPERANT AVEC KIKI EN BONNE SANTE - GROSSES BISES AINSI QU AU LECTEURS ET LECTRICES ET PLUS PARTICULIEREMENT A MARYSE - EN ESPERANT DE REVOIR BIENTOT QUELQUES FIDELE<br /> DE TON BLOG - A TRES BIENTOT
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N
<br /> <br /> Coucou René, week-end au chaud, ce froid c'est horrible, ça intensifie les douleurs... C'est beau la neige mais on n'est pas<br /> équipés pour... Aujourd'hui, elle est encore là car les sols étaient gelés et là où elle a fondu, c'est pire car le verglas remplace et lui, il paraît moins mais est encore plus dangereux ! Donc,<br /> encore une journée au chaud ! Grosses bises à ta maman et toi, et vous aussi, prenez bien soin de vous.<br /> <br /> <br /> <br />
M
ohlala Nénette, tu as vecu un enfer la , je connais les catetheres sur le dessus de la main , c affreux, tu n'oses pas bouger car tu sens cette aiguille qui te titille, mais la j'espere que ton<br /> operation a réussi et que ce ne sera qu'un mauvais souvenir , je vois que tt s'emmele même Kiki souffre aussi , c'est la loi des séries apres tout ira bien , gros bisous a toi et a toutes nos<br /> lectrices Maryse
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N
<br /> <br /> Bonsoir Maryse, Tout d'abord, j'espère que tu vas bien ! C'était d'autant plus rageant que je l'ai gardé tout le séjour et qu'il<br /> n'a servi qu'une fois pour faire une prise de sang, pour les autres prises de sang, les infirmières ou l'infirmier (un jeune très gentil et efficace) ont préféré les faire "normalement" ! Pour<br /> mon Kiki, c'est beaucoup plus embêtant car comme c'est surtout de l'usure, c'est aussi du "restes-y" comme on dit par ici ! Mais lui aussi va devoir s'habituer et adapter son mode de vie... Je te<br /> fais de gros bisous en te remerciant de ton commentaire, à bientôt.<br /> <br /> <br /> <br />