Jimbourra

Publié le par nenette33

 

Voici une soupe... attention ce n'est pas un petit potage de régime mais une bonne grosse soupe bien garnie et bien calorique !
J'ai mangé du jimbourra pour la première fois dans mon enfance. Mes grands-parents, paysans, élevaient deux cochons par an... pour les cuisiner.
On trouve deux (ou trois) orthographes pour ce mot, du moins dans la région : jimbourra et gimboura ou encore gimbourra...

Comme vous avez déjà dû l'entendre dire, dans le cochon tout est bon, donc cela représentait un bon investissement et de la nourriture pour plusieurs mois : des rôtis qui étaient confits ; les 4 jambons qui étaient mis au sel ; les côtes ; la queue dont on faisait le pot au feu ; les oreilles ; la langue ; les pâtés, les saucisses, le patatas et j'en oublie forcément !.....

Et, parmi tous les dérivés du cochon, il y avait donc le jimbourra ! Le soir où le cochon avait été tué, tous les voisins venaient chercher le jimbourra.

De quoi s'agit-il ? Une soupe dans laquelle on faisait cuire les boudins (mélange de sang de cochon, d'un peu de gras et quelques morceaux choisis, le tout enrobé dans un boyau du cochon !) assaisonné avec sel, poivre et épices.

Dans cette soupe, se retrouvent beaucoup de légumes présents dans le traditionnel pot-au-feu mais celle-ci est plus épaisse car au cours de la cuisson, il arrive que des boudins éclatent ce qui donne son liant et son goût particulier au jimbourra !


J'ai donc cherché à reproduire cette recette très particulière, laquelle, il faut le préciser, n'est pas au goût de tout le monde car la couleur foncée du bouillon peut dérouter, mais je vous assure que c'est délicieux !

Etant précisé que j'en fais un grand faitout car j'en donne... aux voisins (enfin pas à une dizaine comme autrefois, juste à ma 'tite soeur !), on en mange au moins 4 fois (on ne s'en rassasierait d'ailleurs pas et on mangerait bien le tout, mais il faut rester raisonnable !) et le reste termine dans des barquettes au congélateur.

Voici les ingrédients :
- 2 kilos de carottes coupées en rondelles d'environ 2 cms
- 4 à 8 navets (je n'en mets que 4 car Kiki n'aime pas le navet !) coupés en 4
- 4 oignons coupé en lamelles pas trop fines
- 1 kilo de poireaux surgelés (ou non)
- 4 ou 5 branches de céleri coupées en tronçons
- un gros chou vert (ou blanc, toujours selon les goûts !)
- gros sel, poivre, thym et laurier
- sans oublier l'essentiel : 3 boudins....
 


... mais j'avais oublié un ingrédient important (merci à Brigitte) : les haricots blancs, pour les quantités ci-dessus, il en faut un bon kilo. C'est encore meilleur si vous avez des haricots cocos que vous avez écossés vous même, mais des haricots secs voire surgelés feront très bien l'affaire !


Commencer par faire cuire tous les légumes en les couvrant complètement d'eau froide et laissez cuire environ 30 minutes ou un peu plus selon que vous préférez les légumes plus ou moins croquants.

Enlever la peau (la tripe !) des boudins, les couper en morceaux, lorsque les légumes sont cuits, ajouter un peu du bouillon de votre soupe, mixer et mélanger au potage !

Laisser cuire encore un bon quart d'heure pour que le tout s'amalgame bien, rectifiez l'assaisonnement et dégustez.

Autrefois, surtout pour le dîner, ce jimbourra pouvait suffir à un repas complet car on y ajoutait des morceaux d'un gros pain appelés tailles ! J'entends encore la voix bourrue de mon grand-père "Vieille, t'as taillé la soupe ?" quand ce n'était pas "Allez vieille, trempe la soupe, les drôles ont faim !".
Voyez, sur cette photo, c'est dans ces mêmes assiettes creuses qu'autrefois ma grand-mère, affectueusement appelée "vieille" par mon grand-père, servait le jimbourra
 

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Et sur cette seconde photo, voyez la quantité que je cuisine quand, à mon tour, je fais ce plat (j'utilise ce mot car comme mes grands-parents, avec Kiki, lorsque nous avons mangé une de ces belles assiettes bien remplies, fromage ou dessert le repas est quasiment complet !)

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Evidemment, il manque ce petit quelque chose qu'avait la cuisine de la mémé, peut-être le fait qu'elle cuisinait dans une grande "peyrolle" posée sur un bon feu de bois dans la cheminée.... mais, je suis quand même assez satisfaite, mon jimbourra supporte la comparaison avec la recette originale.


Vous pouvez conserver cette soupe facilement 3 ou 4 jours à condition de la conserver au frais et de prendre soin de la faire bouillir avant chaque nouveau service.

Et... vous pouvez aussi la congeler, elle garde toute sa saveur !

Bon appétit bien sûr !  

... et n'hésitez pas à cliquer en dessous "commenter cet article" ! Merci... 
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Publié dans Cuisinez... facile !

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C
<br /> dans le perigord,on ajoute des haricots blanc,un petit chou rave (rutabaga) .Ca donne un peu plus de corps à la soupe.<br /> <br /> <br />
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N
<br /> <br /> Bonjour Brigitte, mais évidemment qu'il faut des haricots blancs... Dans le prochain j'essaierai d'ajouter du chou rave, c'est une<br /> bonne idée, je trouve que plus la soupe est épaisse meilleure elle est ! Merci car je vais ajouter les haricots à la recette, d'ailleurs on les voit sur la photo... Bon week-end et merci<br /> encore de ton passage.<br /> <br /> <br /> <br />
T
<br /> A part le boudin c'est tout ce qui est mis dans "la soupe aux choux"en Auvergne, on le remplace par le lard, ce n'est pas meilleur pour la macula!<br /> chez nous, c'est le vieux qui trempait la soupe en coupant des taillons directement dans le gros pain de 2Kilos ou plus...<br /> Tout est bon.. il ne faut pas jeter les pieds ni la couenne ni les petits os de la colonne vertébrale, que le Saigneur(celui qui avait saigné le pauvre cochon, malgré ses hurlements<br /> désespérés)n'avait pas trop rogné. Ce qui pouvait rester, comme la rate, les bouts de boyaux etc, tout passait dans la machine a saucisson pour garnir le plus gros des boyaux, c'était le sabardin,<br /> qui restait pendu dans la cheminée, jusqu'à ce qu'un ami le vole, et vous connaissiez le voleur, le jour où il vous invitait à le manger!!! Des charcutiers vendent ce sacbardin, mais la recette est<br /> perdue, il n'a plus la même saveur. bonnes Pâques Joseph<br /> <br /> <br />
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N
<br /> <br /> Bonjour Joseph, C'était aussi le gros pain de 2 kilos qu'on appelait le pain de 4 (sûrement 4 fois 500 grammes par rapport au<br /> "500" !). Joli nom que le sacbardin et apparemment appétissant aussi ! Bon Lundi de Pâques<br /> <br /> <br /> <br />