DMLA – Traitement Lucentis - 3ème injection
Voilà la première série de 3 est terminée.
Je n’avais pas oublié mon Lexomil, j’en avais glissé ½ dans mon sac à main et je l’ai avalé avant de descendre de la voiture devant la clinique. J’ai hésité à en prendre un entier, mais comme j’en prends rarement, je ne voulais quand même pas arriver avec l’air d’un zombie !
Petite surprise dans ma chambre, le fauteuil que j’étais sensée occuper n’était pas prêt, l’alaise et la chemise en beau papier bleu étaient là toutes froissées et visiblement utilisées.
Donc, petit sermon de l’infirmière chef à la coupable (heureusement ça s’est fait par téléphone, mais la pauvrette en a pris plein les oreilles).
Ensuite, la chef et l’infirmière chargées de m’accueillir n’arrêtaient pas de me présenter leurs excuses… et pourtant pour ma part, je n’avais émis ni plainte ni critiques car j’avais très bien compris, j’ai bien vu qu’elles sont toutes surmenées ; j’ai aussi connu le monde du travail et je sais que personne n’est infaillible.
La petite brancardière de la dernière fois est arrivée rapidement me chercher, elle m’a confié la boîte de Lucentis en précisant : "vu le prix, j’aimerais pas la casser !".
Au bloc j’étais apparemment la dernière, donc peu d’attente et mon Lexomil faisait bien son effet, j’étais détendue comme avant une bonne soirée sur mon canapé devant… "Docteur House" !
L’aide infirmier du bloc (je les classifie maintenant à la couleur de leurs blouses : rose-vif) était beaucoup plus sympa que celui de la dernière fois, je lui ai demandé de ne pas hésiter à m’en mettre une bonne dose et il m’a inondé l’œil ! Il m’a aussi précisé de bien garder l’œil fermé, ce que je n’avais pas fait la dernière fois, l’autre idiot ne m’avait même pas adressé la parole !
Puis, mon tour est arrivé à peine 5 minutes après, donc toutes les conditions étaient réunies pour que ça se passe bien !
En outre, l’infirmière du bloc était celle qui était en salle de réveil la fois précédente et se souvenait de moi (je me demande toujours comment, avec tous les malades qui passent devant elles, certaines personnes arrivent à mémoriser ainsi les visages et les situations !).
Quand je lui ai demandé avec un sourire timide, si elle ne pouvait pas m’ajouter une ou deux gouttes d’anesthésiant, avec un gentil sourire et sans rien dire, elle en a mis 2 supplémentaires !
J’étais tellement zen que j’ai regardé calmement sortir la seringue de la boîte, sans aucune appréhension ! L’ophalmo avait décidément raison lors du dernier contrôle lorsqu’il avait dit : "la prochaine fois ce sera peut-être encore différent".
J’ai simplement senti une petite douleur tout à fait supportable lorsqu’il a appuyé sur le piston de la seringue pour diffuser le produit !
Après, même pas mal ! Pas de Mickey non plus, dommage ça c'était surprenant mais marrant !
La nouveauté du jour c’est que j’avais un brouillard épais devant l’œil, mais je savais que ça pouvait arriver bien que ne l’ayant pas expérimenté jusqu’alors !
L‘autre œil fonctionnant bien j’arrivais donc à voir correctement mais en fermant le mauvais œil !
Parfois, on se rend compte que beaucoup de personnes parlent sans savoir !
Lorsque la brancardière est revenue me chercher, elle m'a reparlé du coût exhorbitant de ce traitement et ça semblait la contrarier d'autant plus "qu'ils en font de plus en plus... et tout ça pour y voir mieux, il y a quand même d'autres moyens !".
Et quand je lui ai expliqué que ma mère qui n'avait pas eu la chance de bénéficier de ce traitement avait perdu la vue en moins de deux ans, elle était visiblement désolée de ce qu'elle venait de dire ! Je ne lui en voulais pas, quand on ne sait pas ou que l'on croit savoir...
Il est vrai que beaucoup de personnes ne cherchent pas à savoir ce qu'on leur fait ni à quoi ça sert exactement, on leur dit qu'il faut le faire, alors elles le font ! Et l'une d'entre elles avait dû lui dire qu'après elle allait mieux y voir... enfin elle aurait dû dire "qu'elle espérait ne pas y voir plus mal !". Moi, j'aime bien savoir de quoi il retourne !
Revenons à notre injection.
Pendant la soirée les effets de l’anesthésiant ayant complètement disparus, j’ai ressenti une petite brûlure jusqu’au coucher… et comme j’avais très mal dormi la nuit précédente et qu’il est pénible de regarder la télé en fermant un œil, à 21 H 30 j’étais au lit et 10 minutes plus tard, j’étais dans les bras de Morphée ! Le lendemain, je me suis réveillée fraîche comme un gardon et sans aucune douleur, aucun brouillard, ni gêne !
En conclusion, si l’on doit vous administrer ce type de traitement, allez y décontracté(e) c’est la meilleure façon de ne rien ressentir.
Sachez aussi que pour la majorité des patients, ça reste complètement indolore !
Comme j’étais la dernière de la journée, j’ai un peu papoté avec les infirmières et mon ophtalmo (un jeune praticien, très impliqué dans son travail et surtout très proche de ses patients qui est toujours prêt à expliquer –mais je l’ai peut-être déjà dit !).
J’ai insisté sur le fait que cette fois l’anesthésiant avait dû faire effet alors que la dernière fois il avait dû être administré trop tôt. C’est là que l’infirmière m’a sorti les statistiques –que j’ai zappées, désolée, mais c’était du style 99 %- sur les patients qui ne ressentaient rien du tout.
C’est alors que j’ai pensé à ma fibromyalgie et j’en ai parlé car chez les fibromyalgiques le seuil de perception de la douleur est, semble-t-il, beaucoup plus bas que la normale, nous rendant hypersensibles ! Et mon ophtalmo a approuvé, ma déduction expliquerait que j’ai eu mal la dernière fois avec une dose normale d'anesthésiant !
Alors si vous devez y aller et que vous n’êtes pas fibromyalgique, allez y tout à fait confiant(e), ça se passera très bien !
Quant au résultat, il faut attendre deux mois ½ pour être certain que le produit a bien fini de faire ce qu’il avait à faire (ça c’est pas très scientifique comme explication… mais c’est ce que j’ai compris et cette fois, je n’ai pas cherché à approfondir !).
J'ai déjà mon rendez-vous pour une nouvelle angiographie et OCT maculaire et à ce moment-là, on saura si l’évolution a stoppé ou continue et… mais ça on avisera en temps utile !… et quand je vous dis qu’il est sympa mon ophtalmo, devant ma mine déconfite à l’annonce de ce délai, il l’a réduit à 2 mois, c’est peu, mais c’est toujours ça de pris !
Alors, la suite dans deux mois !
S.V.P. NE PARTEZ PAS SANS LAISSER UN COMMENTAIRE ! MERCI !!!