Pourquoi moi ?
Chanson d'Alain Souchon interprétée par les Enfoirés dans l'album "La foire aux enfoirés" en 2003 : "La vie ne vaut rien !"
Cet article est classé dans la rubrique "DMLA - Voir autrement....".
Dans cette rubrique, peu à peu, au fur et à mesure que je les découvrirai, que je les expérimenterai et qu'elles me viendront à l'idée (pour un éventuel futur plus sombre !) j'ajouterai des idées concernant la vie quotidienne, des astuces que l'on peut employer pour pallier notre handicap.
Mais il m'a paru important de commencer cette série par une astuce qui n'en est pas une, mais plutôt un conseil, un principe à appliquer impérativement si l'on veut passer à la suite : l'apprentissage de la vie avec un nouvel handicap !
Je ne devrais pas le dire, mais on a une certaine chance : la dmla, même la forme humide ne nous tombe pas dessus du jour au lendemain.
Lorsque je parle de chance, évidemment tout est relatif : je ne parle pas des handicapés qui sont malheureusement nés avec leur handicap mais à tous ceux qui le sont devenus d'un seul coup, soit par maladie soit par accident !
Je sais, la nouvelle quant à elle, nous tombe dessus d'un seul coup, mais à ce moment-là, il reste en général du temps avant d'être atteint à 100 %.
Cela peut paraître court car nous n'avons parfois que quelques semaines, souvent quelques mois et grâce aux nouveaux traitements nous pouvons espérer bénéficier de quelques années devant nous, pour nous préparer à l'installation de cette invitée indésirable !
Il se peut même que notre état reste stabilisé indéfiniment mais il faut aussi envisager le pire, vous savez, vous avez dû en entendre parler : le fameux principe de précaution, il est temps de l'appliquer pour nous !
Alors, il faut tirer profit au maximum de cette opportunité qui nous est donnée d'anticiper, d'imaginer comment nous pourrons faire telle ou telle chose lorsqu'elle sera là, plus ou moins bien installée, mais là de toutes façons car ne faites pas comme si, quand elle est là, elle y reste !
Ensuite, si un jour elle est vraiment bien installée, comme chez elle, vous serez prêt(e), vous pourrez lui mener la vie dure et rester maître chez vous, vous pourrez même la narguer en l'ignorant !
Pour y parvenir il faut commencer par quelque chose de très simple, cela tient en quelques mots : arrêtez de vous demander "Pourquoi moi ?", je vous en prie, arrêtez de vous poser cette question !
Vous demander pourquoi vous avez cette maladie, -d'ailleurs ceci est valable pour toutes les maladies et même tous les accidents de la vie, qu'il s'agisse de la vie quotidienne ou de la vie personnelle- ça vous pouvez et même vous devez chercher à le savoir.
En effet, regardez la vérité en face, essayez de savoir si vous n'auriez pas dû faire ceci ou cela, s'il y a des antécédents familiaux, etc... En bref, essayez de savoir si vous auriez pu l'éviter !
Ce genre de questionnements pourra vous aider, si c'est encore possible, à ne pas faire les mêmes erreurs, et cela pourra aussi aider d'autres personnes afin qu'elles ne commettent pas les erreurs en question, si erreur il y a eue !
Mais savoir pourquoi vous, pourquoi c'est tombé sur vous, pourquoi encore sur vous, là je vous dis STOP !
Vous n'aurez JAMAIS la réponse à cette question, jamais ! Qui voulez-vous qui vous la donne ? Il n'y a personne qui puisse y répondre....
Alors, arrêtez tout simplement de vous la poser et vous accepterez mieux ce qui vous arrive, une fois que aurez admis la maladie comme faisant partie de votre vie, vous pourrez à nouveau vivre !
Je ne cherche pas à faire de la psychologie de "bas étage" comme on dit parfois, mais simplement à retranscrire la façon dont je ressens les choses et ce qui m'a personnellement permis d'avancer, en espérant qu'il en sera de même pour vous !
Si vous avez une personne dans votre entourage qui souffre de cette fichue dégénérescence (ou comme je l'ai déjà dit d'une autre maladie dégénérative), aidez-la en suivant mon conseil, peu à peu, amenez-la peu à peu (ou plus rapidement ça dépend du caractère du malade !) à accepter ses nouvelles limites en insistant sur le fait que toutes les limites peuvent être repoussées !
J'espère que vous, malades ou proches, vous ne trouverez pas cet article trop pessimiste, il est simplement réaliste.
Bon courage à toutes et tous et à bientôt pour votre premier vrai conseil pratique !
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