DMLA - Traitement Lucentis - 1ère injection
Le médicament utilisé s’appelle Lucentis, il est administré en injections intra-oculaires à raison, dans un premier temps, d’une série de trois injections espacées d’un mois.
Il n’est utilisé en France que depuis 2007, le recul n’est donc pas considérable ! Néanmoins, il est apparu dans les indispensables études sur ce médicament que 95 % des patients ont conservé l’acuité visuelle qu’ils avaient au début du traitement pendant 12 mois.
Ma première injection a eu lieu le 12 Février. Cela se fait au bloc opératoire car il faut éviter tout risque infectieux. Il y a une anesthésie locale et il n’y a pas d’hospitalisation, on entre en ambulatoire.
Trois jours avant il faut mettre un collyre -4 gouttes par jour- le Ciloxan (traitement anti-bactérien). Après l’opération, pendant 8 jours ce sera un autre anti-bactérien, le Tobrex -4 gouttes par jour- associé à Dicloced -3 gouttes par jour- anti-inflammatoire à continuer encore 8 jours après le Tobrex. Afin de ne pas en oublier et de ne pas me tromper dans le nombre de gouttes je me suis fait un petit tableau que je vais essayer de photographier pour l’ajouter en image car sous forme de tableau c’est trop lourd pour le site…
Nouvelle version ajoutée le 15/05/2009 :
La veille il faut prendre une douche et shampooing avec de la Bétadine et renouveler le lendemain avant de partir, comme pour une "vraie" opération. Et surtout on vous précise bien de prendre des vêtements propres après la douche !
Lorsque je suis arrivée à la clinique, j’étais zen.
En effet, j’avais en mémoire le déroulement de mes deux interventions pour les implants myopiques et je me disais que c’était encore plus simple et qu’il n’y avait donc aucune inquiétude à avoir.
Lors de la mise en place de mes implants, je redoutais surtout de "voir" ce que le chirurgien allait faire puisque là aussi il s’agissait d’une anesthésie locale. J’étais donc très inquiète, j’avais peur de bouger ou je ne sais quoi encore. Le chirurgien ne m’avait pas expliqué clairement… Mais pour la deuxième de ces interventions, j’étais pleinement rassurée car, avec l’expérience, je savais comment cela se passait. On m’avait fait une piqûre anesthésiante et le nerf optique était endormi et de ce fait, je ne voyais rien de l’œil opéré et l’autre œil était caché sous un champ stérile et ma tête était sanglée au niveau du front.
Donc, après avoir fait mon entrée au service administratif, une infirmière m’a conduite à ma chambre où se trouvaient 2 fauteuils, une armoire et une salle d’eau. Mais j’étais la dernière de l’après-midi donc la chambre était pour moi toute seule. J’ai dû me déshabiller entièrement et revêtir une de ces somptueuses chemises d’hôpital qui ne sont même plus en tissu mais dans un genre de papier à peine plus épais que les serviettes jetables et au travers duquel on voit absolument tout. Ayant déjà séjourné plusieurs fois dans divers services hospitaliers, j’ai perdu un tantinet de ma pudeur mais malgré tout je suis toujours agacée car je considère cela comme un manque d’égard vis-à-vis des patients déjà suffisamment perturbés par les épreuves qu’ils traversent.
Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, j’enfilais donc ma belle chemise et le brancardier arriva rapidement pour m’emmener au bloc. Là aussi je passais très vite dans le bloc.
Après avoir salué mon ophtalmo, il commença à me mettre des gouttes dans l’œil en me disant que ça allait l’anesthésier. Je m’inquiétais alors de savoir quand il allait me faire la piqûre pour que je n’y vois plus et il m’apprit qu’il n’y en avait pas !!! D’un coup le stress m’envahit : j’allais voir arriver l’aiguille !!! Panique à bord ! J’avais envie de disparaître mais j’y étais et pas moyen de reculer ou de passer sous la table. Champ stérile sur le visage, l’œil est nettoyé avec de la bétadine : "Je vais vous mettre un petit appareil pour tenir les paupières écartées ! Voilà, maintenant regardez bien en bas, attention je vais piquer, ne bougez pas… vous pouvez respirer c’est terminé !".
Aussi simple et rapide que cela et sur le moment il est vrai que mis à part la présence de l’écarteur, je n’ai rien senti… enfin sur le moment. De plus, comme le regard est dirigé vers le bas on ne voit pas l’aiguille arriver !
Et… il y eut l’épisode Mickey !!! Sitôt l’injection terminée, l’infirmière me relève la tête et là apparaît une espèce de grosse tête de Mickey à quatre oreilles qui se promène devant mon œil !
Je vais essayer de vous décrire ça et même de le dessiner si je trouve les instruments nécessaires dans Word.
Toujours le même problème technique je ne réussis pas à insérer mon fichier, donc système photographie...
Voilà c’est tout à fait ressemblant, mais il faut imaginer la grosse boule au centre et autour 2 légèrement plus petites et les 2 autres encore plus petites.
Ces cinq boules me faisaient penser à de grosses gouttes de mercure qui auraient été solidaires mais les 4 petites bougeant autour de la grosse, se détachant légèrement, changeant de place et tout cela en suivant le regard.
Elles sont à peu près à l’échelle ce qui laisse imaginer la place occupée dans le champ visuel. Mais au début le pire était que l’on a l’impression qu’elles sont à l’extérieur (contrairement aux corps flottants que l’on a souvent lorsque l’on est myope, les intéressés savent de quoi je parle), un peu comme en 3D.
Je les ai donc vues aussitôt que je me suis retrouvée assise et le premier réflexe a été de vouloir les attraper !!
L’ophtalmo m’a expliqué qu’il s’agissait du liquide que l’on voyait, mais que ça n’arrivait pas toujours… et que cela allait disparaître rapidement.
Cela a quand même duré jusqu’au lendemain en fin de matinée : peu à peu, leur diamètre a diminué, il n’y en a plus eu que 3, puis une… Au fur et à mesure qu’elles rapetissaient, elles sont également devenues moins opaques, de noir foncé elles sont passées à un vert difficile à décrire mais plutôt transparent et au travers duquel la luminosité était plus ou moins forte en fonction de ce que je regardais (ensoleillé ou ombragé).
C’était vraiment très étrange et aurait pu être amusant si seulement, je n’avais pas commencé à avoir mal…
Arrivée en salle de réveil –je sais je ne dormais pas mais là aussi c’est tout comme dans une opération normale- ça a commencé à me brûler dès que je bougeais la paupière ! J’ai dû prendre un calmant. La douleur était semblable à celle que l’on ressent quand on a une grosse poussière dans l’œil et ça a duré jusqu’au samedi matin, environ 36 heures ce qui paraît très très long.
Le vendredi, lors de la visite de contrôle, l’ophtalmo m’a expliqué que je faisais une réaction (assez rare) au produit et qu’il y avait un petit œdème qui provoquait cette douleur !!
Voilà pour la première injection.
Le plus éprouvant, en fin de compte, pour moi, cela a été le lendemain matin, lors du contrôle, il n’y avait que des personnes ayant au moins 15 ans de plus que moi ! C’est vrai qu’après mon opération du cœur et mes implants je devrais m’habituer ! Non, toujours difficile de penser que MERDE, pour moi aussi, ça aurait pu attendre quelques années ! Et même ne pas venir du tout : il est clair que le tabagisme et le surpoids, là je parle de la DMLA, sont des facteurs aggravants, mais je ne fume pas et ne pèse que 53 kgs pour 1,58 m !!! Il faut dire que pour le cœur aussi il n’y avait aucune raison, j’ai toujours eu une vie sans excès… De même pour le mélanome : je ne me suis jamais exposée au soleil, de vraies vacances que relativement tard dans ma vie et bien que j’adore le bord de mer, la plage, j’ai horreur de passer des heures à faire le lézard !
Revenons à notre Mickey ou plutôt à la DMLA, il n’y a pas d’amélioration, mais cela devrait stabiliser… empêcher les choses de se déformer davantage !
Enfin, pour le résultat, j’écrirai un autre article… après les deux autres injections que je raconterai aussi… en essayant de ne parler que des « nouveautés » !
S.V.P. NE PARTEZ PAS SANS LAISSER UN COMMENTAIRE ! MERCI !!!