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2 juin 2020 2 02 /06 /juin /2020 14:30

... la vie est un combat...

Nouvelle page de présentation car ce blog est un vrai fouillis. Malgré mes efforts pour le rendre clair en créant des catégories, il est difficile de s’y retrouver !

Dans le cadre ci-dessous, je noterai quelques infos ainsi que les mises à jour d’anciens articles car elles n'apparaissent pas dans la colonne de droite "derniers articles" donc si vous n'êtes pas abonné(e) vous ne saurez jamais qu'elles existent... Et pour voir ces mises à jour... vous devrez aller vers le bas de page... la plupart sont surlignées en bleu : 

Je décroche à nouveau... En effet, je pense que mon blog n'est plus utile à personne. En fait, j'ai entre 10 et 20 visiteurs par jour, mais les seuls commentaires qui sont laissés et effacés très régulièrement par mes soins, sont ceux d'un marabout qui me propose ses services ! Ce n'est vraiment pas motivant... même si maintenant j'écris surtout pour mémorisation personnelle !

Alors STOP à tous ces messages sans rapport avec les articles sous lesquels ils sont postés, mais bienvenue aux vrais commentaires. Merci !

- STOP -

J'ai terminé mes mises à jour...

... Mais je vais les reprendre à nouveau, pour ceux qui aiment écouter un fond sonore en lisant. En effet, j'ai découvert que je pouvais insérer des liens Youtube... L'avantage, outre l'image étant que l'on peut écouter l'intégralité des chansons au lieu des quelques secondes de Deezer !

- STOP -

Dans la catégorie "Santé" vous trouverez une mise à jour... quotidienne au début... hebdomadaire... aux dates des différentes phases de déconfinement... jusqu'à... nouvel ordre de l'article Covid-19 - Coronavirus - Pandémie, puis de l'article Covid-19 - Coronavirus - Pandémie - Suite

-STOP-

Le 26/01/2020 mise à jour Safety-1st - Siège-auto évolutif mais...!

-STOP-

Le 18/02/2020 mise à jour Cèpes à la Bordelaise !

-STOP-

Le 19/02/2020 mise à jour Quel âge avez-vous (test)

-STOP-

Le 23/04/2020 mise à jour Anniversaire(s) mariage

-STOP-

Le 03/06/2020 mise à jour Petite haie... devenue grande

-STOP-

 

Dans la page d’accueil précédente, je décrivais brièvement la DMLA.

Je précisais également : si vous êtes arrivé(e) ici afin de vous renseigner sur la DMLA, allez directement sur la partie droite, dans "Catégories" et cliquez sur "DMLA" ou sur "DMLA - Voir autrement..." ou encore sur "DMLA - articles parus dans..."

Vous y trouverez des articles traitant exclusivement de la façon de gérer la maladie au fur et à mesure de son évolution : mais, je vous avertis, pour la plupart, ce n'est que du ressenti personnel, rien de scientifique !
Dans "DMLA - Témoignages" par exemple, vous pourrez me confier votre propre expérience qu'il s'agisse de vous-même ou d'un proche ou même d'une connaissance et... ça ne restera pas entre nous !

 

Quand vous en aurez fini avec la partie… DMLA, jetez un œil aux catégories sur la colonne de droite… peut-être y trouverez-vous un intérêt quelconque. J’ai créé 22 catégories ainsi vous pouvez lire seulement ce qui vous intéresse. Je n’avais jamais compté mais 22, j'avoue que c’est beaucoup… trop même par rapport au sujet du blog ! Mais je ne pouvais pas toujours parler de choses sérieuses, il faut de la variété ! Et l’air de rien, tout ça a demandé du travail… donc je le laisse !

Pour reparler de la présentation, à mon avis, elle doit être et rester au début du blog, c’est pour cela que je vais laisser l’ancienne à sa place (pour d’éventuels fidèles…) et essayer d’être claire dans celle-ci ! Pur ce faire, Je modifierai la date si je me remets à écrire quelques articles, ceci afin qu’elle garde la pole position !

Par contre, je ne vais pas m’embêter, je recopie ce qui est encore d’actualité, supprime les infos erronées et donne éventuellement quelques précisions.

Les articles sont toujours dans la colonne principale. Avant, mais c'était bien avant, il y avait un article par page mais maintenant les articles sont à la suite les uns des autres... que ce soit sur la totalité du blog ou par catégorie.

Puis, la colonne de droite devrait être similaire sur toutes les pages, mais diffère selon les navigateurs. Par exemple avec Google Chrome je n’ai pas le compteur journalier des visites mais il s’y trouve si vous avez Internet Explorer… je ne sais pas pour les autres. Cette colonne devrait contenir :
- un peu de pub et malheureusement vous trouverez plusieurs de ces encarts tout au long de cette colonne... malheureusement car je ne peux rien faire pour la supprimer ! A moins que vous n'utilisiez un bloqueur de pubs... le mien est génial, si vous voulez des infos à ce sujet... demandez en commentaire.

- la présentation du blog datant de sa création en Mars 2009… déjà plus de 10 ans, succincte mais, je l'espère, explicite ! En-dessous de cette présentation un lien "contact" sur lequel vous pourrez me poser, sans que ce soit visible sur le blog, toute question relative… ou non à la DMLA !

- mon profil : avec un avatar qui me ressemble pas mal = cheveux blancs courts avec épi, lunettes, oreilles décollées, jeans, silhouette (bon je n'ai pas l'air aussi jeune !).

… et les cases suivantes

- "rechercher" qui comme son nom l'indique vous permet de trouver tous les articles incluant le mot tapé soit dans le titre soit dans le corps de l’article.

- "@ personnel" si vous préférez m'envoyer un message personnel comme avec le lien "contact" cité ci-dessus, la différence étant qu’il arrivera directement dans ma boîte email et non sur le blog.... 

- "visiteurs et pays d’origine " je me suis aussi amusée à insérer un compteur qui permet de savoir combien il y a eu de visiteurs sur le blog depuis… la dernière mise à jour par Overblog, donc en fait je ne sais pas depuis quand… Mais vous voyez combien de personnes sont connectées en temps réel et en cliquant sur le compteur vous pourrez même voir exactement où elles se trouvent sur une carte ! Ceci selon votre navigateur… ! 

- "10 derniers articles"…
- "catégories" : je vous laisse les découvrir. D'ailleurs ça aussi, serait à changer car j'aimerais que ça soit plutôt tout en haut de la colonne... mais… j’ai pas réussi. Des catégories car un blog étant très personnel, un genre de journal, les visiteurs ne sont évidemment pas tous intéressés par les mêmes sujets et surtout par tout ce qui m’intéresse et me concerne !

Attention : dans la catégorie "DMLA - Bis - spécial malvoyants" créée essentiellement, comme vous pouvez le deviner, pour les malvoyants, j'ai commencé à reprendre les articles écrits dans les quatre autres catégories traitant de la DMLA, alors si vous les avez déjà lus, vous n'y trouverez rien de nouveau ! J'ai arrêté à 9 articles car je n'avais pas de lecteurs.... (ndlr 04/02/2020 : aujourd'hui j'ai commencé à faire une nouvelle mise à jour de ces articles... finalement j'ai tout simplement supprimé la catégorie car tous les liens étaient brisés, c'était donc un vrai chantier pour vraisemblablement aucun lecteur...)
Attention encore : dans la catégorie "AMD - Age-related macular degeneration" J’ai tenté la même expérience à l'attention des visiteurs anglophones. Nouveau fiasco, seulement un article traduit et en plus dans un mauvais Anglais !

- "Newsletter" : si vous désirez être averti(e) de la publication de mon prochain article, cliquez dessus et vous n'aurez plus qu'à noter votre adresse e-mail... que je serai seule à voir 

- "Liens vers mes chouchous"... vers mes sites préférés ! Il y en avait beaucoup mais désocialisation oblige, il y en a beaucoup moins, mon préféré en premier... celui de ma fille adorée. Si vous voulez me suggérer des liens, n'hésitez pas, je les ajouterai... s'ils me plaisent et s'ils ont un rapport avec l'une de mes "catégories"...

 

Pour mettre à jour beaucoup de boulot : j’ai laissé tout ça en friches très longtemps et je n’y reviens que de temps en temps… des lubies, des passes où l’envie d’écrire me reprend !

 

Maintenant petit didacticiel pour savoir comment s’y retrouver :

Lorsque vous êtes dans une catégorie si vous cliquez sur l'en-tête : DMLA débutante de Nénette33, vous atterrissez sur le dernier article publié quelle que soit la catégorie où vous vous trouviez et quelle que soit celle dans laquelle il a été publié... Utile donc si vous voulez revenir sur cette page de présentation pour éclaircir une quelconque subtilité de fonctionnement !


A l’origine, il y avait un fond sonore sur certains articles, mais beaucoup de liens ne fonctionnaient plus, sur ces derniers j'ai réinséré un lien mais il n’y a que quelques secondes de la chanson et ça tourne en boucle… (...pour l'instant ! Référez vous au début d'article... j'ai commencé à remplacer, quand c'est possible, par des liens Youtube avec l'intégralité de la chanson choisie et vous pouvez... ou non l'écouter).

 

Il y a deux catégories relatives à ma passion de toujours, celle qui occupe la majorité de mes week-ends et que je ne parviens pas à abandonner malgré des résultats de plus en plus décevants et n’ayant rien à voir (tout comme jardinage, bricolage…) avec la DMLA, le…   

Coin Pétanque que je dois mettre à jour…

 

  Pétanque

Notamment (après la disparition de certains clubs et l’arrivée de 3 nouveaux) pour la géolocalisation des terrains du Castillonnais  

    

Pétanque et Météo

Articles personnels sans grand intérêt pour la plupart d'entre vous puisqu'ils relatent simplement les concours auxquels  mon Kiki et moi avons participé ! Je les laisserai en ligne malgré tout... souvenir, nostalgie !  

  

Astuce pour les malvoyants : en agrandissant votre écran à 200 %, la colonne contenant l'article est entièrement visible sans avoir besoin de déplacer le curseur horizontalement, ce qui est particulièrement "chiant" !

- STOP -

 

Merci infiniment de votre visite et à très bientôt j'espère.

N'hésitez pas, laissez vos commentaires, un simple mot me fera plaisir !
N'hésitez pas, aidez-moi en me suggérant des améliorations au niveau de la présentation ou du contenu !
N'hésitez pas, critiquez, une critique est souvent très constructive !
N'hésitez pas, surtout si vous êtes concerné(e)s de près ou de loin ou si vous êtes simplement intéressé(e)s, je me sentirai moins seule !
Un dernier point : à moins que cela ne vous dérange, je préfère le tutoiement quel que soit votre âge ! Dans la vie c'est différent, mais ici, pas de chichis entre nous ! Et si tu es là, c'est qu'on a un intérêt en commun, alors... à bientôt !

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2 juin 2020 2 02 /06 /juin /2020 13:33
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2 juin 2020 2 02 /06 /juin /2020 13:12

Voici un article très bref et sans prétention.

Je ne connaissais pas ce procédé qui fait appel à un produit facile à trouver et qui permet de ne pas utiliser d’insecticide du commerce.

Pour moi, il a été d'autant plus facile à dénicher que j’ai un tableau noir sur lequel mon petit-fils adore gribouiller… à la craie.

Comme vous le verrez sur la photo ci-dessous, nous avons fait poser des fenêtres double vitrage, lesquelles ont été superposées sur les anciens encadrements en bois.

Et il y a évidemment des petits trous pour faire écouler l’eau mais qui permettent aussi à certains insectes de trouver un abri.

C’est ainsi que les fourmis ont dû y installer leur "nid" et ce matin nous avons eu la désagréable surprise de découvrir un "cordon" de minis fourmis qui sortaient tranquillement du coin de la fenêtre.

Merci Google, j’ai trouvé plusieurs "remèdes" et j’ai essayé celui-ci !

C'est amusant de voir comment elles arrivent vers le trait de craie et s’arrêtent… la plupart, après avoir tourné en rond, reviennent à l'intérieur de la fenêtre.

Grâce à la photo… j’ai vu qu’un petit espace sans craie leur permettait de s'échapper de ce fabuleux piège, ce qui explique que j’en trouvais encore quelques unes disséminées ça et là, plus malines, elles passaient par là !

J’ai aussi passé un chiffon légèrement imprégné de vinaigre blanc, qu’elles n’aiment pas non plus, là où elles avaient fait leur petit sentier de randonnée.

 

 

J'ai aussi lu, qu'on pouvait utiliser de la farine de maïs car elles adorent la boulotter, puis lorsqu'elles boivent, la farine gonfle et paf la fourmi ! Pour ma part, bien que les fourmis me dérangent... à l'intérieur, elles font partie de la nature et ça m'a semblé un tantinet barbare ! Je préfère mon système qui les aide simplement à rebrousser chemin !

Si vous avez des trucs de ce type à partager, n’hésitez pas, les commentaires sont faits pour ça… Et non, pour tous les marabouts qui passent par les blogs (de santé en priorité… !) pour proposer leur aide !

En tous cas merci de votre lecture.

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26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 14:00
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26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 12:30

En fond musical "j’ai pas les mots" chanson interprétée par Grand Corps Malade… Des paroles qu’on espère ne jamais avoir à prononcer mais qui trouveront un sombre écho dans le cœur de nombreuses familles et de nombreux amis endeuillés par cette terrible pandémie.

J’ai lu et partagé le témoignage ci-dessous sur Facebook. Il m’a ému aux larmes. J’aimerais que tous les inconscients, ceux qui se croient invincibles… et les autres, aient le courage de le lire dans son intégralité !

Avant de le publier j’ai évidemment demandé l’autorisation à son auteure :

"Bonjour infirmière anonyme de la Brigade des nurses,

J’ai 66 ans, personne à risques (maladie cardio), je respecte scrupuleusement le confinement. Je suis souvent très en colère en voyant le comportement d’un tas d’inconscients. De ce fait, votre témoignage m’a profondément touchée. J’ai un blog très modeste (http://nenette33.over-blog.net/) et j’aimerais y publier votre témoignage, sans rien y ajouter si ce n’est cette demande que je vous adresse, me donnez-vous la permission de le faire ? Merci encore pour votre partage, un immense bravo pour votre courage et une infinie reconnaissance pour tout ce que vous faites, particulièrement, en cette période de pandémie, mais aussi au quotidien !".

Celle-ci n’a pas eu le temps de me répondre. Néanmoins, je ne pense pas aller à l’encontre de ses idées en le publiant, d’autant plus que mon blog n’a que très peu de lecteurs.

Mais, j’ose espérer qu’il ouvrira les yeux ne serait-ce qu’à deux ou trois lecteurs sur le vécu du personnel soignant et l’importance de respecter confinement et gestes barrière.

 

Voici ce témoignage, une journée de la vie d’une infirmière de nuit dans un service de réanimation Covid-19 :

16h : Je me réveille, après une petite journée de sommeil entrecoupée par les flashs de ce que j'ai vécu cette nuit au travail. J'ai la boule au ventre de savoir que cette nuit encore je dois retourner travailler, c'est la sixième que je fais d'affilé, sans repos. Certains me disent de me reposer, mais comment faire pour accepter de rester chez soit alors que c'est la guerre dans mon service? Ma conscience professionnelle me pousse à aller travailler, à accepter le risque d'être au front alors que je suis épuisée et que tous mes proches s'inquiètent pour moi. Car oui, une infirmière n'est pas un super héro, nous aussi nous avons des sentiments, des émotions, de la peur, nous sommes tous et toutes humains. Mais je prend une grande inspiration, et je décide de me lever pour aller aider mes patients qui sont entre la vie et la mort.

17h : Ca fait actuellement une heure que je suis sur mon téléphone. Je lis l'actualité, je vois dans les médias que les mesures demandées par le gouvernement ne sont pas respectées, que les gens continuent à sortir, sans doute qu'il se sentent supérieur à tout cela. S'ils savait... Je lis les nombreux messages reçu par ma famille, par mes amies, par des connaissances parfois perdues de vue depuis de nombreuse années. Ces messages me font chaud au cœur, ces petites attentions quotidiennes me donnent un peu de courage, tous me disent merci, certains prennent des nouvelles tous les jours voir plusieurs fois par jours, et ne s'offusquent pas quand je ne répond pas pas rapidement ou parfois juste pas du tout car je suis au boulot, certains sont juste intelligent et comprennent la situation, d'autre beaucoup moins. Tous me disent de faire attention à moi. Mais comment ? Les heures s'enchaînent, les situations compliquées se multiplient, les décès arrivent en masse, la peur me gagne mais je veux pas lâcher la bataille. C'est aussi là que je remarque que certaines personnes "proches" n'ont pas ce genre de petite attention, que certains jouent au mort depuis le début de cette bataille, ca me détruit le coeur, mais je n'ai pas le temps pour m'occuper de ça maintenant, mais ce sont des choses qui resteront gravées, autant les attentions positives et le soutient infaillibles de certains, que l'ignorance des autres. Le téléphone sonne, ma maman m'appelle, elle ne sait pas ce que je vis au travail, nous entamons une conversation lambda, puis le ton monte, je m'emporte quand j'entends qu'elle aussi ne respect pas le confinement. J'ai envie de la supplier de rester chez elle, de lui dire que j'ai peur pour elle, pour sa vie, que je n'ai pas envie que ce soit la prochaine patiente qui meurt sous mes yeux impuissants. Visiblement malgré mes explications elle ne semble pas comprendre. Je suis frustrée. Je raccroche, je pleure, je suis au front et pourtant tellement impuissante pour faire comprendre à mes proches que j'ai peur pour eux.

18h : J'ai besoin de prendre des forces, mais comment faire ? D'habitude je vais voir mes amies, après quelques petite blagues balancées devant une bière, l'énergie revient. Mais confinement oblige, je sais que cela est impossible. J'appelle mon neveu, sont ignorance me fait sourire, pour lui sa tata se bat contre le méchant virus, je peux pas pleurer, je ne peux pas le decevoir, j'ai envie de me battre pour lui, j'ai envie de le serrer dans mes bras, qu'il me donne de la force, mais confinement oblige, je sais que cela est impossible. Je raccroche, j'essaie de gérer mes émotions, un échec de plus, je pleure.

19h : Je sais que dans moins de deux heures une longue nuit de travail s'annonce, j'ai peur, un nœud se forme dans mon ventre. J'essaie d'avaler un repas pour prendre un peu de force, mais rien ne passe. Je vais me nourrir d'un troisième appel, j'ai encore besoin de réconfort. Je décide d'appeler une amie, pour la centième fois depuis le début de cette épidémie, elle me demande de prendre soin de moi, de me reposer, je sens à sa voix qu'elle a peur pour moi. Quelques larmes coulent que j'essaierai de camoufler tant bien que mal, car je ne veux pas paraître faible face à eux qui me pensent si forte.

20h : Je prend ma voiture, je roule jusqu'au CHU où je travaille, en chemin je croise plusieurs personnes entrain de courir, j'ai envie de m'arrêter et de les traiter d'inconscient. Plus loin je croise un groupe de jeune, ma colère grandis, mais je reste calme, enfin j'essaie, car intérieurement je bouillonne. J'arrive au CHU, je croise quelque collègue sur le parking, certains ont le visage fermé, d'autres exposent leurs craintes, certaines rigolent, mais je sais que tout le monde a dans un coin de sa tete ce foutu coronavirus. Dernière cigarette avant de s'enfermer pour 10 heures avec cette blouse blanche sur le dos. Je me change, j'ai l'impression de mettre une combinaison anti émotions quand je mets cette blouse, je sais que je vais devoir rester forte peu importe le prix.

21h : Je prend ma relève, ce soir je suis dans un secteur de 5 lits de réanimation. Nous sommes trois pour veiller sur nos patients. Deux infirmières et une aide soignante. Cela, c'est l'effectif "standard". On nous avait parlé d'effectif supplémentaire ? Mais où sont-ils ? A si, effectivement, je découvre que l'aide soignante avec qui je travaille est en renfort dans mon service. A la base elle travaille en pneumologie. A l'intérieur, le stress augmente en apprenant que c'est sa toute première nuit en réanimation. Dans le contexte actuel devoir former quelqu'un d'extérieur au service est une charge de travail immense. Tout ca me rajoute donc une charge de travail alors qu'on nous avait annoncé des renforts formés. Passons, les déceptions ne se comptent même plus. Je prends donc sous mon aile cette nouvelle recrue qui est présente pour 3 nuits, car la direction de l'hôpital a décidé qu'il était mieux de faire tourner les renforts (bien sûr, c'est logique, si jamais parfois on arriverais a les former un peu pour qu'ils nous aide sur le long terme, autant choisir la difficulté est changé constamment de personne pour endurcir la difficulté). Je rappelle que normalement une aide soignantes est doublée (formé) 2 semaines avant d'être lachée en réanimation, et qu'une infirmière 4 semaines. Bon... Soit. Apparament en période de crise mettre l'équipe et les patients en sécurité ce n'est pas une priorité.

22h : Après 30 minutes pour expliquer a cette aide soignante très très brièvement le fonctionnement du service, ce qu'est un patient de réa, je réalise que je suis en retard. Que je suis dans le service depuis 1h mais que je n'ai pas encore vu un seul de mes 2 patients. Je me prépare donc pour rentrer dans la chambre de Mr A. 44 ans admis en réa pour un Covid-19, il est le papa d'une petite filles de 9 ans et d'un garçon de 6ans. Il s'est marié avec sa femme l'année dernière après le décès de sa première femme d'un accident de la route qui l'a emporté elle, et sa petite fille de 6 mois. Le contexte est posé. Ce monsieur j'étais présente a son entrée. C'est lui qui m'a raconté tout ça. Il m'a même fait sourire a plusieurs reprise tellement sa joie de vivre était contagieuse. Il est arrivé sous 6 litres d'oxygène au masque, nous l'avons donc intubé rapidement pour essayer d'améliorer sont état respiratoire. Je me rappelle lui avoir tenu la main pendant que nous l'avons endormi, il me fixait, je voyais la peur dans ses yeux vert. Il ma serré très fort la main, ma supplié de pas le laisser mourir car il voulait voir grandir ses enfants, c'était ses derniers mots avant de s'endormir après mon injection de Kétamine. .

23h : Je me prépare donc a rentrer dans la chambre de Mr A avec cet habillage du tonnerre : blouse, sur blouse, tablier étanche, masque, FFP2 lunette, sur chaussures, calot de bloc, 2 paire de gant remontant jusqu'au coude. Je vous laisse imaginer l'angoisse pour les patients quand ils sont conscients et qu'ils nous voient arriver ainsi. Je rentre donc dans sa chambre. Mr A est dans un coma artificiel, sous respirateur, hemofiltré, avec toute un tas de dispositif médicaux autour de lui. Comme à mon habitude, je parle au patient, en sachant très bien que je n'aurais aucune réponse. "Bonjour Mr A. Je suis *** l'infirmière que vous avez eu a votre entrée, c'est moi qui veille sur vous cette nuit. Vous inquiétez pas tout vas bien ce passer". Je règle toutes les machines qui permettent à mon patient de rester en vie quand j'entends toquer à la vitre. Je me retourne, le médecin m'écrit sur une ardoise que nous devons mettre Mr A en décubitus ventrale (eh oui car quand on est dans la chambre d'un patienr Covid-19 on est coupé du monde, impossible de communiquer de vive voix, alors on s'écrit sur une ardoise quand nous avons la chance d'en avoir une, on hurle, on fait des mimes, enfin on essaient d'être inventif car apparament là aussi avoir un téléphone dans chaque chambre pour travailler en sécurité afin de joindre ses collègues médecins ou infirmier quand il y a un problème n'est pas une priorité. Soit). Je prépare donc Mr A. Scotch, vitamine A, enfin tout pour que cet acte se passe bien. 6 collègues habillés en cosmonaute débarquent dans ma chambre, on se croirait dans un film, mais non c'est bien la réalité. Nous finissons le retournement, par manque de temps à consacrer à mon patient, je sors car il est bientôt minuit et je n'ai toujours pas eu le temps de voir Mr B, j'ai uniquement relevé ses constantes à travers la vitre, sans être rentrée dans sa chambre.

Minuit : Le téléphone sonne, ma collègue décroche, c'était la femme de Mr A qui appelle pour avoir des nouvelles. Je suis malheureusement occupée elle s'excuse et lui demande de rappeler d'ici 30 minutes. J'étais dans la chambre de Mr B. 65 ans, retraité infirmier depuis 4 ans. Papa de 4 enfants, grand père de 3 petit enfants et l'heureux arrière grand père d'une petite puce depuis 1 mois. Soigner un collègue c'est toujours une sensation particulière, ça reste un homme que je ne connais pas, mais qui a vécu tant de situation similaire au mienne. J'imagine sa vie d'infirmier libéral pendant un court instant, puis je me ressaisi. Je sors de la chambre, je suffoque sous ce masque qui me permet de soigner mes patients, mais qui me déshydrate au plus haut point. Je prépare une quinzaine de pousse seringue, une dizaine de pochon de perfusion, je peste contre les medecins qui écrivent comme des romains, et que je peine à déchiffrer. Je fais quelques calcul de doses, quelques relevés de constante à traves la vitre de la chambre, prépare mes bilans sanguins quand je suis interrompu par ce fichu téléphone. C'était la femme de Monsieur A au téléphone, elle s'excuse de m'embêter mais elle est inquiète et aimerait avoir des nouvelles. Elle me dit qu'elle cherche à nous joindre depuis 16h sans succès, il est actuellement un peu plus de minuit. Elle n'est pas énervée, juste très inquiète. Je m'excuse à mon tour pour cette difficulté et lui explique brièvement nos difficultés. Je lui donnes quelques nouvelles de son mari, elle me pose tout un tas de question, quand vient le moment du "Dîtes moi s'il va mourir ?" ma gorge se serre, j'ai envie d'être partout sauf ici a ce moment préci. Ma réponse est fuyante "la situation est très grave Madame, les risques sont grands, mais nous ne savons pas comment les choses vont évoluer, tout ce que je peux vous dire c'est que je vous promet de tout faire pour que votre mari rentre vers vous 3." Je lui dis ca en sachant qu'un patient Covid-19 à seulement 25% de chance de s'en sortir. Mais je ne peut pas lui dire ça, j'y vais en douceur, enfin façon de parler. Madame A me demande mon âge, je lui dit que j'ai un peu plus que la vingtaine. Surprise, elle font en larme en me disant ces mots qui on raisonné un long moment dans ma tète "Vous avez la vingtaine, vous pourriez être ma fille, et c'est vous la dernière personne que mon mari va voir avant de mourir ? C'est vous aussi jeune que vous êtes qui veiller sur mon mari alors que moi sa compagne depuis 14 ans je n'ai pas le droit de le voir ? " elle avait raison. Je suis jeune, je suis encore novice, ses propos m’ont déstabilisée. Elle finit en me disant merci, en me faisait encore promettre de le sauver, en me disant qu'elle compte sur moi. Je raccroche après 25 minutes au téléphone. Ma collègue voit la tristesse dans mes yeux, elle pose sa main sur mon épaule, me regarde dans les yeux et me dit que ca va aller. Je prend une grande inspiration et retourne préparer mes médicaments en étant un peu ailleurs.

1h : Les médecins font leur visites, eux aussi son fatigués, mais ils prennent le temps de parler avec nous, de nous demander de nos nouvelles, de s'inquiéter de savoir si on tient le coup. Plusieurs de nos collègues sont touchés, hospitalisé pour les cas les plus graves, où sur le terrain pour celles qui tiennent encore debout car l'ARS estime qu'une infirmière atteinte du Covid-19 doit malgré tout venir travailler (Notre santé n'est pas une priorité, mais ca ce n'est pas une nouveauté). Quelques minutes plus tard ils nous annoncent une entrée d'un homme de 72 ans atteint du Covid-19, ma collègue s'empresse donc aller préparer la chambre. Je me prépare à nouveau pour rentrer dans la chambre de Mr B. quand je vois que Mr. A commence a ne plus aller du tout bien, sa tension s'écroule a vu d'œil, j'appelle a l'aide pour que mes collègues m'aident à m'habiller rapidement. J'ai qu'une envie, foncer dans la chambre quitte a prendre des risques pour ma santé, mais non je pense à mes proches, je dois être raisonnable. Son taux d'oxygène dégringole le temps que je finisse de m'équiper. Je rentre dans la chambre, augmente les médicaments pour sa tension, augmente ses apports en oxygène. Mes collègues se tiennent prêtes derrière la porte. Je suis stressée seule dans cette chambre avec le cœur de mon patient qui va s'en doute s'arrêter d'une seconde à l'autre, je vois les médecins arriver derrière la vitre au même moment où Mr A fait un arrêt cardiaque. Je suis un peu déboussolée, pendant 2 secondes je réfléchis par quoi commencer, habituellement nous sommes nombreux durant un arrêt cardiaque, là je sais que j'ai de longues minutes seule. Je degonfle le lit, met mon respiration à 100%, grimpe sur le lit et commence à tenter de reanimer Mr. A. Je suis concentrée, la pensée de ses enfants me traverse l'esprit mais je m'interdis d'y penser. Je lui dit de s'accrocher, enfin je crois plutôt que je lui hurle dessus en lui disant. Un médecin et une collègue infirmière arrivent à mon secours. Elle me relait au massage cardiaque, pendant que j'injecte les drogues. Aucun signe de vie pour le moment. Nous nous relayons au massage cardiaque, nous souffrons physiquement, ca fait 20 minutes que nous tentons de le reanimer a deux, mes mains sont douloureuses, mais je j'y pense pas. Dernier choc électrique, quand Mr A reprend ENFIN un rythme. Nous pouvons souffler 5 minutes. Le médecin me félicite de mon sang froid. Je crois qu'à ce moment là je ne l'écoute pas. Je suis ailleurs. Il y a un silence pesant dans la chambre. Tout le monde est un peu déboussolé, pourtant nous avons l'habitude de gérer ce genre de situations, mais le contexte perturbe tout le monde je crois. La fatigue se fait ressentir et puis la peur qu'un jour ce soit nous dans ce lit, comme si cette épidémie avait provoqué une prise de conscience chez les soignants. Le médecin et ma collègue sortent de la chambre pour aller voir d'autre patients. Je finis ce que j'ai a faire puis sort pour aller voir Mr B.

2h : J'ai envie de boire, d'aller au toilette, de manger, je suis là depuis 6 heures et je n'ai pas eu le temps pour rien de cela. Après les péripéties avec Mr B. Je ressens le besoin de me poser un instant. Mais ma collègue est débordée, alors je pars l'aider. Je croise les médecins en chemin. Ils me disent qu'ils pensent ne pas prendre l'entrée de 72 ans car un jeune de 27 ans décompense dans les étages. Je pense qu'ils lisent dans mon regard mon incompréhension. 72 ans ? Oui c'est âgée mais... On ne vas pas refusé de lui donner sa chance ? La réponse était si. Ils nous restent qu'une place, ils faut prioriser. Prioriser avec la vie d'autrui. Drôle de concept.

3h : Mr C arrivent dans mon service, je prends ce monsieur en charge, je me retrouve donc avec trois patients Covid-19 ce qui est tout simplement ingerable en réanimation. Normalement nous ne devons pas en prendre plus de deux par infirmière, ce qui est déjà énorme avec des procédures d'habillage et de déshabillage aussi lourdes. Mais par soucis de manque d'effectif je me retrouve en difficulté, une fois de plus. Merci la direction du CHU ! Ce jeune homme est angoissé de nous voir habillé ainsi. L'éternelle question du "Madame je vais mourir ?" me déstabilise toujours autant mais j'essaie d'y répondre avec calme, sincérité mais réassurance. Je discute un peu avec lui pour tenter de lui expliquer ce qu'il va se passer quand j'entends le scope sonner en alerte maximum. Je m'excuse auprès du patient, me déshabille et sort en courant. Je vois en sortant que Mr A refait un arrêt cardiaque, je m'habille le plus vite possible, j'appelle a l'aide mais personne ne vient. Mon aide soignante a disparu, ma collègue infirmière est enfermée dans une chambre. Je n'ai pas le temps de prendre le téléphone, la survie de mon patient en dépend. Je m'habille aussi rapidement que possible en voyant le tracé plat de l'ecg. Je hurle de toute mes forces, quelques secondes plus tard 4 collègues débarquent les yeux écarquillés.
Ils entendent au bruit du scope le problème. Je leur dit d'appeler le médecin et court dans la chambre. Je saute sur le lit et commence a masser Mr A. cette fois si je suis stoïque, je ne pense à rien, juste à le sauver. Je n'ai aucune notion de temps, j'ai perdu pied avec la réalité à ce moment là. Tout ce que je sais c'est que mes mains me font mal et que j'ai peur. Une fois de plus je suis seule avec un homme en arrêt cardiaque sous mes mains, et j'attends impatiemment que du renfort arrivent. Une collègue arrive enfin dans la chambre, elle modifie les paramètres respiratoires, gère les médicaments. Nous nous relayons au massage. Les médecins arrivent. Je vois à leur tête leur inquiétude. Deuxième arrêt réfractaire sans étiologie connue en moins de deux heures ça ne présage rien de bon. Nous continuons la réanimation pendant encore une trentaine de minutes. Rien n'y fait. Monsieur A rejoint sa petite fille au paradis a 3h58. Les larmes montent quand je lui ferme les yeux. Je suis seule avec lui dans cette chambre où je l'ai accueillis quelques jours plus tôt. Dans cette chambre où il m'a parlé de sa femme, de ses enfants, dans cette chambre où je lui ai dit que j'allais tout faire pour le sauver. Dans cette chambre où il m'a fait rire. Je suis là, toute seule avec ce corps. Avec cette haine contre ce coronavirus, avec ma culpabilité. J'ai envie de sortir prendre l'air, de hurler, mais je dois continuer a prendre soins de mes deux autres patients. Je n'ai même pas le temps de procéder a sa toilette mortuaire.

4h : Je retourne dans la chambre de Mr. C je rentre quand une collègue m'attrape en me disant "Hé oublie pas tes lunettes de protection" j'étais tellement ailleurs, que non nous ne sommes pas infaillible, et oui j'aurais pu commette une erreur qui m'aurais peut-être coûter une contamination. En rentrant cette fois ci bien équipée, je vois Mr C. Il me pose des questions sur mon départ précipité. Je lui explique qu'un autre patient n'allait pas très bien sans m'étendre. Il me demande s'il est mort. Je déteste ces questions. J'ai envie de pleurer, encore. Je lui ments, je lui dit que non. J'ai plus les mots, je m'en veux. Malheureusement Mr C se dégrade au niveau respiratoire, sont recourt à l'oxygène se majore. Je suis obligée de l'augmenter régulièrement. Je demande à travers la vitre à ma collègue de prévenir un médecin. Quand il arrive il me demande de le préparer pour l'intubation. Je dois donc expliquer à mon patient de 27 ans que nous allons le plonger dans le coma, lui mette un tuyaux dans la bouche, qu'une machine va respirer à sa place et qu'il a 70% de risque de mourir. Très bien. J'aime mon travail. Je prends le temps de lui expliquer, de répondre a ses question, Mr C font en larme alors que cinq minutes plus tôt il était entrain d'envoyer un snap à sa femme, et de lui dire qu'il avait une super infirmière. Les médecins rentrent, nous plongeon Mr C dans un coma artificiel, procédons a l'intubation, au technicages divers et variés. Je suis devant lui, seule, ce jeune homme qui à presque mon âge, sans antécédent se retrouve dans un coma artificiel. Branché de partout, mais sinon oui, le coronavirus c'est juste une bonne grippe. Je suis triste, énervée. Je monte une épuration extra rénal et ma collègue aide soignante n'étant pas formé pour m'aider je me débrouille toute seule avec bien des difficultés pour la brancher au patient. Je sais que j'aurais perdu un précieux temps de tout lui expliquer. Je préfère me mettre en difficulté, enfin je préfère non, par soucis de temps je prend cette décision. Ma collègue me fait signe de sortir, c'est elle à son tour qui a besoin d'aide. Je me dépêche donc de sortir. Son patient fait une hémorragie interne, il faut le pousser de toute urgence au scanner, je l'aide donc à préparer ce transport à haut risque.

5h : En sortant de la chambre j'entends le téléphone sonner, en décrochant je reconnais la voie de madame A. Ma gorge se serre, mon souffle se coupe. Je pensais que les médecins lui avait dit. Elle m'explique qu'elle a eu un message de l'hôpital lui demandant de rappeler le service rapidement. Mais qu'elle n'arrivait pas à nous joindre. Je n'ose pas envisager ce que cette femme a ressenti pendant 1 heure sans réussir à nous joindre. Je sais que les médecins sont occupés, certains au scanner et d'autres avec un patient du secteur d'à côté qui ne va pas bien du tout. Elle me demande à plusieurs reprise ce qu'il se passe, je suis coincée je ne veux pas lui dire, je ne peux pas lui passer les médecins. A ce moment là je suis comme paralysé. Ma bouche sort un "je suis sincèrement désolée madame". Madame A. hurle au téléphone me supplie de lui dire qu'il n'est pas mort. Je réitère mes propos. Je n'ai pas les mots. Je lui dit que malheureusement nous n'avons rien pu faire. La conversation dure une vingtaine de minutes où je lui explique ce qu'il s'est passé. Je parle tel un robot en essayant de mettre mes émotions de côté. C'est dur. Vraiment dur. Je raccroche quand les medecins reviennent du scanner, je leur explique que j'ai eu madame A au téléphone. On échange quelque minutes et les galères reprennent le dessus. Je commence à faire mes bilans du matin à mes patients. Mr B chute en oxygène, nous le mettons en urgence sur le ventre. Idem pour Mr C une fois que nous avons reçu les résultats de sa gazometrie.

6h : J'entends une conversation entre médecins qui expliquent que le patient de 72 ans que nous n'avons pas pris est mort sur le petit matin. Mon chef de service a la voie noué, je le connais, il est profondément humain. Je sais qu'il regrette de ne pas avoir pu lui donner sa chance. Il sait que sa décision a couter la vie à ce Monsieur. On le sait tous, on le vie tous mal. On culpabilise tous. On aimerait pouvoir faire autrement, mais par manque de matériels, de personnels formés, c'est impossible. Il me reste encore une heure à tenir, je prépare pour effectuer la toilette mortuaire de Mr avec mon aide soignante. Nous rentrons dans la chambre ensemble mais au bout de quelques minutes ma collègue tombe dans les pommes, la vue du retrait de la sonde d'intubation a été de trop. Je la sors de la chambre tant bien que mal pour lui enlever son masque en pseudo sécurité et l'accompagne en salle de pause. J'ai malheureusement pas le temps de rester avec elle, je ne peux pas laisser ma collègue infirmière toute seule dans le secteur.

6h30 : J'ai donc une collègue sur la touche, une toilettes mortuaire à faire et tout un tas de medicaments à préparer, et plus que trente minutes avant la relève. Mais le téléphone sonne, la femme de Mr C décroche. Inquiète de ne plus avoir de nouvelle de son mari. Les médecins n'ont pas eu le temps de l'appeler pour la prévenir, c'était la guerre dans le service cette nuit. Je lui explique donc la situation. Elle pleure au téléphone, je me sens une fois de plus impuissante face à la question de "Il va mourir ?" j'aimerais tellement pouvoir lui dire que non. Une fois de plus je ne peux pas.

7h : Je vois la relève arriver au moment où je raccroche. Énorme panique qui arrive, j'ai plein de chose non faites, je vais me faire juger, mes collègues vont penser que je suis mal organisée. La répartition se fait difficilement, nous sommes encore en sous effectif avec des renforts pas formés. A ce moment la je pense à certains de mes amies a qui j'en ai parlées et qui ne connaissent pas les spécificités de mon service. Ils me disent que je dois apprendre à faire confiance au renfort et pas vouloir tout gérer. J'aimerais tellement leur montrer qu'être infirmière en réanimation ca ne s'improvise pas. J'aimerais tellement leur dire que si un proche à eux se retrouve dans un lit de réanimation, ils aimeraient avoir quelqu'un de compétent en face de leurs proches. J'aimerais tellement qu'ils arrêtent de juger mon travail sans en connaître les réelles difficultés, car non une infirmière d'une unité de soins conventionnel ne sais pas gérer un patient intubé, un respirateur, une hemofiltre, un picco, une dve, et elles sont beaucoup moins confronté au urgence vital que nous ce qui implique un manque d'automatisme que nous, nous avons. Breff. Après dix minutes de conversation ils trouvent la solution la mieux, enfin la moins pire, pour limiter la casse plutôt. Pendant ce temps j'en ai profité pour préparer tous les pousses seringues pour ma collègue, ainsi que toutes les perfusions. Je les ais recommencé à deux fois car avec la fatigue, j'ai eu un doute sur ce que j'ai fais. Puis, je m'en vais donner les releves à ma collègues en essayant d'être le plus clair possible, de ne rien oublier sans pour autant la noyer sous toute les informations. Cette infirmière est la depuis 3 jours, c'est sont ses premiers jours solo (dois-je rappeller que le doublage d'une infirmière doit normalement d'être de 4 semaines?). Je dois donc tout lui expliquer pour la sécurité de mes patients. Je lui laisse mon numéro perso en lui disant de ne pas hésiter si elle a la moindre question elle peut m'appeller. Elle me pose plein de questions, elle a peur, je suis pas rassurée de lui laisser ces 2 patients en charge, mais je n'ai pas le choix, il faut que je me repose car ce soir j'attaque ma septième nuit de travail.

7h15 : Officiellement je suis censer finir mon travail.

8h : Je finis à peine ma releve, je devrais être partie depuis 45 minutes. Je sais que la matinée va être compliquée, je sais que mes collègues vont en baver. Je m'habille donc et rentre dans la chambre de Mr A pour effectuer sa toilette mortuaire. Toute seule, avec bien des difficultés, je veux lui donner le respect qu'il mérite. Il est mort depuis 4 heures, je m'en veux de ne pas avoir pu m'occuper de lui avant. Je le mets dans cette housse blanche, je la ferme sur son visage, ce visage de mari qui a épousé une femme il y a quelques mois, ce visage de papa qui a vu les premiers cris de ses enfants il y a 9 et 6 ans, ce visage d'un ami, d'un enfant, d'un collègue... J'ai le cœur lourd. Je sors de la chambre

9h : Mes collègues se demande le temps d'une seconde ce que je fais encore là, et me disent d'aller me coucher. Je ne me fais pas prier. Je suis exténuée. Ca fait 13 heures que je n'ai pas bu, que je n'ai pas mangé, que je ne me suis pas assise, que je n'ai même pas eu le temps d'aller au toilette. Je sors de mon service, enleve ENFIN ce masque que je ne supporte plus, descend 1 litre d'eau, mange un gâteau (merci l'hôpital public) en salle de pause. Je vois des collègues de nuit faire un debrif. Je m'assois un instant vers eux. A ce que j'entends nous avons toutes et tous eu une nuit horrible. C'est le cas aussi hors période de coronavirus, mais la le contexte et la fatigue nous font vivres les choses différemment. On essaie de rire, de se changer les idées mais ce matin tout cela a un goût amère. Nous décidons de rentrer chez nous nous reposer, nous devons retravailler ce soir et donc être en forme.

10h : J'arrive au vestiaire, enleve cette armure blanche, et redeviens une civile lambda. J'ai les yeux rouge, des cernes, les mains et les pieds en compote. Je regagne ma voiture. En allant chez moi je croise encore des gens dans les rues, j'ai envie d'exploser, de les insulter, de leur crier toute ma haine. Mais je n'ai plus la force, je pense qu'à dormir. En arrivant chez moi je prends mon téléphone pour la première fois depuis 20h. Je vois sur snap des amies qui on fait une soirée hier soir, je vois sur Facebook un post de ma cousine qui continu a travailler dans un job non essentiel, je vois des personnes pester sur le confinement, je vois tous les témoignages d'infirmière à bout de souffle. Ma haine est immense. Je parle avec quelques amies, je leur dis que je vais mal, que je vie de plus en plus mal cette situation, que j'ai peur, mais personne ne comprend vraiment, pour raison que je ne peux pas tout leur expliquer. Et puis même, on ne peut pas ressentir l'intensité des émotions de ces situations sans les avoir vécu. J'aurais besoin de les voirs, qu'ils me rassurent, qu'ils me prennent dans leur bras et qu'ils me dise que ça va aller, qu'ils me donnent du courage. Mais confinement oblige, c'est impossible. Alors je prend sur moi et je vais essayer d'être forte, une fois de plus.

12h : Je finis d'écrire ce texte, j'ai les larmes aux yeux. J'espère intérieurement que cette vague explication de notre quotidien d'infirmier en réanimation confronté en première ligne au Covid-19 ferra réfléchir les gens qui ne comprennent pas le sens du confinement, que mes proches comprendront que j'ai besoin d'être soutenue, car nous vivons quelques choses d'horrible en ce moment à l'hôpital. Nous avons besoin de vous tous qui devez respecter le confinement pour nous aider. Si nous en tant que soignant prenons sur nous, acceptons d'avoir le moral en berne car nous ne pouvons pas voir nos proches alors que nous avons vraiment besoin d'être soutenu avec ce que nous traversons, vous pouvez vous aussi tous le faire. Nous avons besoin de vous. Sans vous nous ne pourrons rien faire. S'il-vous-plaît, aider nous, respecter les mesures barrière, respecter le confinement si vous ne voulez pas finir dans un lit de réanimation avec une infirmière qui sera obligé d'annoncer à votre conjoint, à vos enfants, à vos parents que vous êtes entre la vie et la mort.
Une infirmière anonyme

Voilà ! Sans commentaire de ma part mais je vous en prie, vous qui avez pris le temps de lire ce témoignage, cliquez sur "commenter cet article"… Merci, pour tous ces "héros du quotidien" comme ils sont si justement appelés par les médias !

Prenez soin de vous et si vous le pouvez, restez encore confinés, du moins jusqu'au 11 Mai...

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4 avril 2020 6 04 /04 /avril /2020 19:23

En fond musical "j’ai pas les mots" chanson interprétée par Grand Corps Malade… Des paroles qu’on espère ne jamais avoir à prononcer mais qui trouveront un sombre écho dans le cœur de nombreuses familles et de nombreux amis endeuillés par cette terrible pandémie.

 

Overblog impose un nombre de caractères limité pour les articles, j'ai donc dû créer une suite à l'article sur le Covid-19.

 

Mise à jour du 4 Avril, une semaine après ma dernière mise à jour.

29 Mars, 13ème jour.

Evolution en France : + 292 décès en 24 H

30 Mars, 14ème jour.

Evolution en France : 44 450 contaminés ; 418 décès en 24 heures.

31 Mars, 15ème jour.

Evolution en France : 52 128 contaminés ; 499 décès en 24 heures.

1er Avril, 16ème jour.

Le Premier Ministre évoque une sortie du confinement par étapes…

Evolution en France : 56 989 contaminés ; 509 décès en 24 heures.

2 Avril, 17ème jour.

Evolution en France : 59 105 contaminés ; 471 décès en 24 heures.

3 Avril, 18ème jour.

Evolution en France : 64 338 contaminés ; 588 décès en 24 heures.

Aujourd’hui, 4 Avril : 19ème jour de confinement 

Evolution en France : 86 432 contaminés et 1 053 décès en 24 heures (+ 48 657 contaminés supplémentaires en une semaine, soit une moyenne de  6 951 en + par 24 H ; décès = 7 560, soit 5 246 supplémentaires en une semaine, soit une moyenne de 750 en + par jour ! Néanmoins, il faut noter que la semaine dernière, les statistiques des EPHAD n’étaient pas connues.)

… et 1430 personnes guéries en 24 heures.

Prenez soin de vous et limitez vos sorties au maximum, respectez les mesures de confinement, vous raccourcirez sa durée !

 

Mise à jour du 11 Avril, une semaine après ma dernière mise à jour.

5 Avril, 20ème jour

Evolution en France : 70 478 contaminés et 518 décès en 24 heures.

6 Avril, 21ème jour

Evolution en France : 833 décès en 24 heures.

7 Avril, 22ème jour

Evolution en France : 109 069 contaminés et 1 427 décès en 24 heures.

8 Avril, 23ème jour

Evolution en France : 112 950 contaminés...

Prolongement de la durée du confinement sans aucune précision de dates.

9 Avril, 24ème jour

Evolution en France : 112 950 contaminés... 

Selon le Directeur Général de la Santé, une vie est sauvée toutes les 8 minutes en restant chez soi ! Le pic épidémique n’est toujours pas atteint !

10 Avril, 25ème jour

Evolution en France : 124 869 contaminés et 987 décès en 24 heures.

Aujourd’hui, 11 Avril, 26ème jour de confinement.

Evolution en France : 129 654 contaminés ; 635 décès en 24 heures.

Ce que je veux retenir : le nombre de décès en 24 heures à diminué = - 352 décès par rapport à la veille ! 

La France est "dans une phase de plateau"… mais attention, ce n'est surtout pas le moment d'oublier les mesures de confinement !

Ce week-end de Pâques, les contrôles seront renforcés, le confinement reste la meilleure solution pour éloigner la pandémie ! Restez chez vous, pensez aux malades, aux soignants, faites le nécessaire pour les aider !

Le professeur Salomon, Directeur Général de la Santé, l’a, à nouveau, rappelé "… c’est en restant chez vous que vous éviterez des drames et sauverez des vies."

 

Mise à jour du 18 Avril, une semaine après ma dernière mise à jour.

12 Avril, 27ème jour de confinement

Evolution en France : 132 591 contaminés ; 561 décès en 24 heures.

13 Avril, 28ème jour de confinement

Evolution en France : 136 779 contaminés ; 574 décès en 24 heures.

Discours du Président de la République qui confirme la prolongation du confinement jusqu’au lundi 11 Mai. Les mesures actuelles devront continuer à être appliquées. Les mesures de chômage partiel seront prolongées. Pour l’après 11 Mai, des plans spécifiques seront mis en place. Mais l’objectif premier sera la santé. Les établissements scolaires -de la maternelle au lycée- devraient ré-ouvrir progressivement ainsi que certaines entreprises ; le travail devrait reprendre… Des tests seront pratiqués sur toutes les personnes ayant des symptômes afin de mettre en quarantaine les personnes contaminées.

14 Avril, 29ème jour de confinement

Evolution en France : 143 303 contaminés ; 562 décès en 24 heures.

15 Avril, 30ème jour de confinement

Evolution en France : 147 863 contaminés ; 1 438 décès en 24 heures !!

16 Avril, 31ème jour de confinement

Evolution en France : 165 027 contaminés ; 753 décès en 24 heures.

Stabilisation confirmée par un autre jour de baisse du nombre de malades en réanimation (- 209).

17 Avril, 32ème jour de confinement

Evolution en France : 761 décès en 24 heures. Mais, un autre jour de baisse du nombre de malades en réanimation (- 221).

La phase « plateau » de la pandémie se confirme… Néanmoins, certains craignent que le déconfinement soit à l’origine d’une nouvelle vague de contamination.

Aujourd’hui, 18 Avril, 33ème jour de confinement

Evolution en France : le nombre total de contaminés depuis le début de la pandémie devient difficile à comptabiliser...; 642 décès en 24 heures ; le nombre de malades en réanimation toujours en baisse (-194).

Total des décès en une semaine : 5 291 !

Dans une semaine, j'espère pouvoir rapporter une baisse conséquente de la courbe d'évolution, grâce notamment au respect des mesures de confinement. Mais le Professeur Salomon, déjà cité, insiste sur le fait que l'épidémie est "encore très dynamique". 

Prenez soin de vous et de vos proches. N'oubliez pas le confinement doit encore être respecté jusqu'au 11 Mai, des vies en dépendent !

 

Mise à jour du 25 Avril, une semaine après ma dernière mise à jour.

19 Avril, 34ème jour de confinement

Evolution en France : 175 942 personnes contaminées ; 395 décès en 24 heures ; le nombre de malades en réanimation en baisse (- 89).

Le Premier Ministre fait le point sur les mesures à venir. Le 11 Mai commencera un déconfinement progressif.

 "Notre vie d’après ne sera pas celle d’avant le confinement… Nous devrons adopter de nouvelles habitudes…". Nous allons devoir apprendre à vivre avec le virus… respecter les mesures et gestes barrière ; de nombreux tests devront être effectués rapidement ; les porteurs du virus devront être mis en isolement. Le plan de déconfinement sera présenté fin Avril et précisera ces éléments.

20 Avril, 35ème jour de confinement

Evolution en France : 178 774 personnes contaminées ; 547 décès en 24 heures ; le nombre de malades en réanimation en baisse (- 61).

21 Avril, 36ème jour de confinement

Evolution en France : 531 décès en 24 heures ; le nombre de malades en réanimation en baisse (- 250).

22 Avril, 37ème jour de confinement

Evolution en France : 544 décès en 24 heures ; le nombre de malades en réanimation en baisse (- 215).

23 Avril, 38ème jour de confinement

Evolution en France : 516 décès en 24 heures ; le nombre de malades en réanimation en baisse (- 165).

24 Avril, 39ème jour de confinement

Evolution en France : 389 décès en 24 heures ; le nombre de malades en réanimation en baisse (- 183).

"Après le déconfinement il faudra en appeler à la responsabilité des gens !...", entendu sur TF1. Pourvu qu’il y ait davantage de raisonnables que d’irresponsables ! Il faudrait que tout le monde intègre bien les propos tenus ce jour par le Professeur Salomon : "La circulation du virus reste à un niveau élevé… en France l’épidémie reste massive et sévère…" !

Aujourd’hui, 25 Avril, 40ème jour de confinement

Evolution en France : 369 décès en 24 heures ; le nombre de malades en réanimation en baisse (- 145).

Total des décès en une semaine : 3 291 !!! Cela représente 2 000 morts en moins par rapport à la semaine dernière. Néanmoins, cela reste énorme et aurait été multiplié par 5 ou 6 sans les mesures de confinement !

N'oubliez pas, ce nombre, 3 291 ! Il va diminuer mais un relâchement trop important serait au contraire le signal d'une nouvelle hausse et si on n'y prend pas garde, cette deuxième vague pourrait être plus importante et moins contrôlable que la première !

Restez solidaires, responsables, prenez soin de vous et des autres. 

 

Mise à jour du 2 Mai, une semaine après ma dernière mise à jour

26 Avril, 41ème jour de confinement

Evolution en France : 242 décès en 24 heures ; le nombre de malades en réanimation en baisse (- 43).

27 Avril, 42ème jour de confinement

Evolution en France : 437 décès en 24 heures ; le nombre de malades en réanimation en baisse (- 74).

28 Avril, 43ème jour de confinement

Evolution en France : 367 décès en 24 heures ; le nombre de malades en réanimation en baisse (- 221).

29 Avril, 44ème jour de confinement

Evolution en France : 427 décès en 24 heures ; le nombre de malades en réanimation en baisse (-180).

30 Avril, 45ème jour de confinement

Evolution en France : 289 décès en 24 heures ; le nombre de malades en réanimation en baisse (-188).

1er Mai, 46ème jour de confinement

Evolution en France : 218 décès en 24 heures ; le nombre de malades en réanimation en baisse (- 141).

Aujourd’hui, 2 Mai, 47ème jour de confinement

Evolution en France : 166 décès en 24 heures ; le nombre de malades en réanimation en baisse (- 51).

Total des décès en une semaine : 2 146. Cela représente 1 145 morts de moins que la semaine dernière… Le nombre de patients hospitalisés et en réanimation continue aussi à baisser…

Le gouvernement a décidé que l’état d’urgence sanitaire serait prolongé jusqu’au 24 Juillet. Le projet de loi sera examiné lundi par le Parlement. La semaine prochaine, ce bilan devrait aussi être en baisse. Mais ensuite, déconfinement du 11 Mai oblige, qu’en sera-t-il ? La réponse à cette question dépendra beaucoup du comportement de chacun. Soyez responsables, prenez soin de vous, des vôtres et des autres !

 

Mise à jour du 9 Mai, une semaine après ma dernière mise à jour

3 Mai, 48ème jour de confinement

Evolution en France : 135 décès en 24 heures ; le nombre de malades en réanimation en baisse ( - 8).

4 Mai, 49ème jour de confinement

Evolution en France : 306 décès en 24 heures ; le nombre de malades en réanimation en baisse (- 123).

5 Mai, 50ème jour de confinement

Evolution en France : 330 décès en 24 heures ; le nombre de malades en réanimation en baisse (- 266).

6 Mai, 51ème jour de confinement

Evolution en France : 278 décès en 24 heures ; le nombre de malades en réanimation en baisse (- 283).

7 Mai, 52ème jour de confinement

Evolution en France : 178 décès en 24 heures ; le nombre de malades en réanimation en baisse (- 186).

8 Mai, 53ème jour de confinement

Evolution en France : 243 décès en 24 heures ; le nombre de malades en réanimation en baisse (- 93).

Aujourd’hui, 9 Mai, 54ème jour de confinement

Evolution en France : 80 décès en 24 heures ; le nombre de malades en réanimation en baisse (- 56).

Total des décès en une semaine : 1 550. Cela représente 596 morts de moins que la semaine dernière… Le nombre de patients hospitalisés et en réanimation continue aussi à baisser…

Dès demain, j'arrêterai la mise à jour quotidienne laquelle se résume souvent à un bilan chiffré. J'essaierai de ne noter que les décisions et faits importants.

Les résultats, à ce jour, sont encourageants et ce, depuis plusieurs jours consécutifs, mais il ne faut surtout pas oublier que ce n'est nullement définitif.

Lundi, déconfinement progressif… avec ses aménagements pour appliquer les mesures de sécurité (anciennes et nouvelles) notamment dans les transports en commun et les écoles où la reprise s’annonce problématique malgré toute la bonne volonté, l’investissement personnel et financier des responsables afin de mettre en oeuvre lesdites mesures !

Le résultat dépendra beaucoup du civisme des citoyens et de leur respect de toutes les mesures mises en place.

En effet, il est à craindre que beaucoup oublient que tout est loin d’être terminé. Pour preuve, ce jour, deux nouveaux "clusters" sont apparus dans deux départements "verts" de la région Grande Aquitaine.

Le texte prolongeant l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 10 Juillet a été voté par l’Assemblée et le Sénat ; la loi devrait être entérinée lundi par le Parlement.

Alors, tous ceux, qui comme moi, retraités ou autre "inactifs", peuvent prolonger le confinement, faites-le.

Faites-le pour vous-même mais surtout pour tous ceux qui ne peuvent faire autrement ! Pour tous ceux qui, avec courage, ont continué à travailler, jour après jour, malgré les risques ! Pour eux, ayez le courage de continuer votre confinement… quelques jours… semaines de plus, vous n’en apprécierez que davantage de retrouver une vie plus "normale" !

 

Mise à jour du 23 Mai

Voilà, je suis trop démotivée et fatiguée pour continuer ces mises à jour régulièrement. 

Deux semaines après le déconfinement, pas d'alerte deuxième vague, en France, la pandémie décline toujours. Mais, ce n'est pas le cas partout dans le monde, le Brésil notamment est fortement impacté et la progression n'a pas atteint son pic.

Peu à peu la vie, quasi-normale (si on exclut gestes barrière et port du masque) reprend son cours.

L'avenir reste néanmoins très flou, avec toutes les incertitudes liées à l'évolution du covid, aux conséquences engendrées par cette maladie jusqu'alors inconnue.

Ce flou entraîne, pour moi, une telle difficulté à me projeter, que ce soit dans un futur proche ou plus lointain, que j'ai l'impression d'entrer en léthargie ou plutôt l'envie d'y entrer et de me réveiller quand tout ira mieux.

Rendez-vous à la prochaine mise à jour...

 

Mise à jour du 2 Juin

La pandémie est toujours en régression, les bilans dans les hôpitaux sont toujours positifs, donc, aujourd’hui, débute la deuxième phase du déconfinement. Tous les départements sont "verts" sauf Ile de France, Mayotte et la Guyane "orange", dans ces trois départements, les mesures de la première phase sont encore partiellement applicables. Partout ailleurs, les gestes barrières sont d’actualité mais de nombreuses mesures sont assouplies.

La règle des 100 kms n’existe plus, mais le Premier Ministre en appelle "à la responsabilité de chacun…moins on circule, moins le virus se propage… !". Une concertation européenne aura lieu dans le courant du mois pour rouvrir les frontières.

Certains lieux de loisirs, tels les cinémas, hippodromes, salles de jeux, discothèques, les stades ; les colonies de vacances n’ouvriront que le 22 Juin.

Ce qui reste interdit : les rassemblements de plus de 10 personnes ; les sports collectifs et de combat ; les frontières de l'Union Européenne restent fermées jusqu’au 15 Juin.

Ce qui reste obligatoire : port du masque dans les transports en commun où une place sur deux doit rester libre ; les taxis ; les musées ; les théâtres ; les parcs de loisirs ; les monuments ; les zoos . En outre, les préfets peuvent décider qu'il est obligatoire dans certains lieux publics (par exemple dans les parcs).

NB : mes listes ne sont pas exhaustives !  

N’oubliez pas que les professionnels de la santé, les vrais, appellent à la prudence, ils restent humbles face à la puissance et à l'évolution possible de ce type de coronavirus… à chacun de prendre ses responsabilités.

Avec la reprise, même au ralenti, de nombreux secteurs de la vie sociale, ce n’est que fin Juin voire fin Juillet, en fin d'année diront les moins optimistes, que l’on pourra être rassurés quant à l’éventuelle apparition d’une nouvelle vague. En effet, il est bon de se souvenir qu’en France, les premiers cas de la pandémie sont apparus dès Décembre et que ce n’est qu’en Mars que le confinement a été décrété face aux nombres de cas !

Petit rappel : à ce jour le Covid-19 a tué 28 833 personnes en France, 5ème pays le plus touché.

Personnellement, Kiki et moi, faisant partie de la tranche d'âge de la population pour laquelle la maladie est mortelle à 15 % entre 65 et 75 ans, (pourcentage qui augmente énormément au-delà de 75 ans : 75 % !) jouons la carte de la prudence et restons confinés autant que faire se peut !

Rendez-vous pour la prochaine mise à jour, lors de la 3ème phase de... déconfinement !

 

Mise à jour du 19 Juin… la dernière sur cet article.

En France, la dernière phase de déconfinement est en place depuis le 14 Juin et le 10 Juillet au soir, l’état d’urgence sanitaire ne devrait plus être en vigueur…

Mais… en quelques jours, 5 foyers de contamination ont été détectés en Normandie.

Dans les milieux scientifiques, pour certains, la situation est parfaitement maîtrisée, il n’y a pas d’inquiétude majeure à avoir. Pour d’autres, la situation reste préoccupante (plus de 400 nouveaux cas détectés dans les 5 derniers jours) et très alarmante… Conclusion, les avis divergent même parmi les professionnels de la santé !

Tout ceci fait donc que j’ai une très forte appréhension malgré mon optimisme légendaire et que je préfère arrêter mes statistiques inutiles sur le sujet car je suis loin d’être objective !

Vous trouverez facilement les mesures qui découlent, découleront des décisions prises et à venir, sur Internet.

Kiki et moi restons... très vigilants !

Ce n’est pas la peur de la mort qui nous fait réagir ainsi mais d’une part, la peur, si nous sommes contaminés, de transmettre la maladie à nos proches et d’autre part, en ce qui me concerne, de quitter la vie dans des conditions tellement horribles alors que cela peut, dans cette situation très particulière, être évité… enfin je l’espère.

Pour cela, je vais arrêter de partager mes doutes, mes incertitudes et mes certitudes… et vous donner rendez-vous pour d’autres articles, en lien d’ailleurs avec la situation : fabrication de masques en tissu et de pain maison.

Le cas échéant, si la situation s’aggravait, il se pourrait d’ailleurs que je revienne sur le sujet, mais ce serait alors dans le cadre d’un tout nouvel article.

Prenez bien soin de vous…. Et si l’envie vous prend de me faire plaisir, n'hésitez pas à cliquer sur "commenter cet article !".

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31 mars 2020 2 31 /03 /mars /2020 11:33
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31 mars 2020 2 31 /03 /mars /2020 10:39

 

Ingrédients dans l’ordre d’utilisation :

- 500 grammes de farine (la meilleure : T65 bio ; la mienne T55 !) ; (sur la recette précédente = T45)

- 10 grammes de sel ;

- 1,5 sachet de levure boulangère sèche (fraîche, c’est mieux !), soit environ 10 grammes ; (sur la recette précédente = 1 sachet de 7 grammes, selon le résultat je corrigerai cette quantité !)

- 330 ml d’eau tiède ; (sur la recette précédente = 320 ml)

- 1 cuillère à soupe de miel. (absent de la recette précédente)

Dans un grand saladier mélanger la farine et le sel ;

Verser la levure dans l’eau, ajouter le miel et fouetter légèrement le tout ; laisser quelques minutes au repos avant de l’utiliser.

Faire un puits au centre de la farine ;

Incorporer tout doucement le mélange à la farine avec deux doigts tout en faisant tourner le saladier jusqu’à obtention d’une pâte très molle ;

Pétrir pour activer les levures jusqu’à ce que la pâte forme une boule.

Mettre la boule sur un plan de travail non fariné et pétrir 7 à 8 minutes en ramenant la pâte vers le centre.

Faire une clé en pinçant la pâte pour faire une boule sur le dessus que vous prenez en main pour tapoter sur le plan de travail 2/3 fois.

Ramener la pâte vers le centre à partir de chacun des 4 côtés et former une boule.

Saupoudrer d’un peu de farine… et la mettre dans un saladier recouvert d’un torchon humide, le mien était très humide...

Mettre dans le four chaud pendant au  moins 1 H 30 (ici 2 heures). Four préchauffé à 100° et éteint dès la fermeture de la porte.

Sortir du four et planter 3 doigts dans la pâte pour arrêter la fermentation, pincer, récupérer la pâte pour la poser sur le plan de travail légèrement fariné.

Pétrir à nouveau plus énergiquement… 6/7 minutes.

Mouler dans un moule à cake ou sur la plaque du four (plaque à gâteaux pour moi, après avoir partagé la pâte en deux !).

Pour cela faire à nouveau la clé, ramener les côtés sur le dessus, fariner et étaler en forme de boudin(s) à peu près régulier(s).

Recouvrir d’un torchon humide et laisser à nouveau entre 1 H 30 et 2 heures dans le four éteint.

Remplir le lèche frite d’eau.

Préchauffer le four à fond (240° chez moi).

Entailler avec ciseaux (en bas sur la photo ci-dessous), lame de rasoir ou cutter (en haut sur la photo).

Mouiller avec un pinceau.

Enfourner, puis baisser la température à 200°, chaleur tournante pendant 40 minutes. (sur la recette précédente = 240°)

Mettre sur une grille à la sortie du four.... découper selon vos besoins, laisser refroidir... avant de congeler.

Donc, là c'est LA recette, mais comme d'habitude, j'ai raté une étape et donc le résultat est encore faussé. De ce fait, je vais changer mes titres, j'ai remplacé le mot "recette" par "essai", ce qui est plus réaliste. C'est en boulangeant qu'on devient boulanger... ou pas !

Ce qui a foiré : deuxième étape dans le four pour faire lever la pâte, alors que tout s'était bien passé pour la première levée... j'ai pensé que le four avait dû refroidir et j'ai remis à chauffer quelques minutes... ! Quand j'ai sorti mon plat... le torchon avait séché et s'était collé aux pâtons lesquels s'étaient étalés sur tout le plat ! J'ai donc pris un peu de farine et remodelé le tout... mais c'était pas ça la recette ! Prochain essai : dans des moules à cake.

En outre, après 40 minutes de cuisson, j'ai trouvé les pains encore un peu trop blancs, je les ai donc sortis, badigeonnés avec de l'eau et remis au four 10 minutes. Dix minutes plus tard, statu quo, j'ai donc remis 10 minutes mais à 240°. Prochain essai à 220° pendant 40 minutes.

La mie n'est toujours pas assez aérée à mon goût bien qu'il y ait du mieux. Prochain essai : 340 ml d'eau...

Donc, vous aurez un troisième essai. Mais je vous épargnerai un troisième article, je ferai seulement une ch'tite mise à jour avec éventuellement photo(s) !

Oups, j'ai failli oublier le lien vers la page du site Marmiton sur laquelle j'ai trouvé cette recette. C'est surtout la vidéo qui m'intéressait car je ne maîtrise pas encore bien la technique du pétrissage... mais je m'améliore !

 

Mise à jour du 4 Avril 2020

Marre de faire du pain tous les 4 jours, j’ai donc décidé de partir sur un kilo de farine, soit 4 pains coupés en deux = 8 jours ! Toujours aussi douée en maths ! Pour ce faire, j'ai bien sûr doublé les quantités du début d'article.

Mais attention, au début ça fait de la matière et on a surtout l’impression que la farine ne va jamais absorber toute cette eau… Que nenni, au contraire, il en reste pas mal au fond non amalgamée… Ne faites pas la bêtise sur laquelle je me suis précipitée : ajouter de l’eau ! J’ai fini par m’en dépatouiller mais ça collait vraiment beaucoup et j’ai dû ajouter de la farine en quantité non négligeable sur le plan de travail pour m’en sortir. Je pense qu’il aurait été plus simple de persister à intégrer la farine qui ne s’était pas incorporée de suite.

Lors de mon prochain essai, j’ajouterai probablement 10 cl d’eau dès le départ, soit 670 cl pour 1 kilo de farine…

Pour éviter la mésaventure de la précédente fournée, (torchon qui avait séché trop vite et s’était collé à la pâte, laquelle s’était étalée sur toute la plaque de cuisson) je vais essayer de mettre à cuire dans des moules à cake ou du moins dans deux vrais moules et deux autres confectionnés avec du papier alu…

Cuisson = 240° chaleur tournante pendant 30/35 minutes…

J’adore les expériences en cuisine ! Je vais bien finir par arriver à faire ça "fingers in the nose !" !

Ce sera pas pour cette fois… !

On apprend de ses erreurs, alors je vous les raconte pour vous les éviter. Deux grilles superposées, j’ai naïvement pensé qu’en chaleur tournante, peu importe que ce soit ras les paquerettes… non ras les résistances. J’ai mis mon temps… mais oups grosse odeur de brûlé après environ 20 minutes… vous verrez sur la photo ci-dessous, c’était chaud, chaud !

Autre erreur : poser la pâte sur du papier alu, ça s’est collé et ça n’a pas cuit… donc cramé dessus et quasi pas cuit dessous.

Troisième erreur : les moules, c’est bien doré sur le dessus mais les côtés et le fond plutôt moins bien cuits, façon pain de mie.

Pas de panique : on sort les pains des moules et on les remet sur plaque, 10 bonnes minutes sur le 240° chaleur normale, (j’abandonne la chaleur tournante) puis 10 de plus ; on passe aux cramés, (je vais pas jeter !) on décolle le papier alu, on retourne le pain sur une plaque à gâteaux, côté brûlé dessous, on fait des entailles, on mouille et on remet à cuire cette fois 25 minutes…

Prochain essai : direct sur le 240° chaleur normale et deux fournées à mi-hauteur du four… au final, ça devrait faire 70 à 80 minutes pour 8 jours de pain… ça reste correct !

Il y a de la variété de couleurs... 2 jolis, les deux autres dessus et dessous...

Rendez-vous à la prochaine fournée et prenez bien soin de vous, et des autres en restant chez vous ! Continuez à être raisonnable, au mieux vous respecterez les consignes de confinement, le plus tôt vous pourrez reprendre le cours de votre vie !

… et n’hésitez pas à partager vos expériences culinaires en cliquant sur « commenter cet article ! » Merci !

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27 mars 2020 5 27 /03 /mars /2020 13:35
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27 mars 2020 5 27 /03 /mars /2020 13:15

Je n’ai plus que la mise à jour de la catégorie "météo & pétanque" à terminer, ce qui somme toute n’a d’intérêt que pour moi et les éventuels pétanqueurs de mon district voire de mon département… nostalgie !

Juste avant, j’avais terminé la catégorie "vacances". Dix ans se sont écoulés depuis ces premières vacances dont j’ai retrouvé avec plaisir le déroulement quotidien. Par contre, je me rends compte que cela aussi devait avoir un intérêt très relatif pour les lecteurs. Bien qu’en fin de compte ça ressemble tout à fait à ce que l’on trouve actuellement sur certains réseaux sociaux, c’était aussi, à l'époque, la principale raison d’être de nombreux blogs. De toutes façons, pas de regrets de l’avoir écrit en ce temps-là et pas de regrets non plus d’avoir tout relu !

Et… si on remettait ça : parler des vacances ?

Je sais, la période n’est pas idéale, cela ne veut pas dire que j’oublie toute la misère physique et morale qui m’entoure, bien au contraire. Mon rôle dans cette crise est de rester chez moi pour limiter la propagation… Alors, sachant qu’il faut aussi introduire un peu de légèreté et de joie dans le confinement afin de ne pas "péter un câble", je vous invite à venir avec nous.

Ok ? Allez, suivez-moi ! Ce sera un résumé avec quelques photos ou plutôt je vais essayer de résumer car j’ai du mal à faire bref ! Si vous connaissez déjà mon blog vous le saviez déjà et si vous le découvrez, vous avez dû le comprendre...

Maintenant que Kiki et moi sommes tous les deux à la retraite, les vacances se déclinent réellement au pluriel : une première période -de quelques jours à une semaine- et une seconde période d’au moins 15 jours. L’idéal serait 3 semaines mais nous avons beaucoup de mal à rester éloignés de notre petit bonhomme aussi longtemps.

Voici donc les premières vacances de cette année 2020. Seulement 5 jours et 4 nuits dans un petit hameau de l’île d’Oléron. Retour à nos premières amours de vacances, nostalgie oblige (encore et toujours !) et la tristesse de voir les ravages du temps. L’aspect sauvage de l’île a été très relativement préservé. Pour ma part, je regrette le temps des mobil-homes et autres caravanes installés sur des parcelles privées. Evidemment, cela causait certains problèmes… pourquoi ne pas avoir limité les installations et avoir assorties les autorisations de camper à des obligations tels un assainissement individuel, une participation à l'entretien des accès par les riverains propriétaires des parcelles… J’aurais adoré acheter l’un de ces mobil-homes au milieu des bois ! Différentes lois ont peu à peu contraint les propriétaires à quitter les lieux. Les parcelles ont été laissées à l’abandon, la nature a repris ses droits ! Par contre, il semblerait que l’urbanisation soit peu limitée car les maisons poussent partout… et bientôt le côté sauvage ne sera plus qu’un souvenir !

Revenons à nos vacances… En ce début du mois de Mars, les touristes sont peu nombreux et on pourrait avoir l’impression que l’île est déserte…

De plus, il faut évidemment noter que la désertification, par exemple des grandes surfaces, y compris par les îliens, est aussi due au coronavirus, autrement nommé Covid-19. En effet, cette épidémie qui a démarré en Chine fin 2019 s’est propagée dans le monde et a été reconnue en tant que pandémie par l’OMS le 12 mars. Le lundi, le 9 Mars, nous avons hésité à partir mais une intuition nous a soufflé que nous devions profiter de ces quelques jours sans arrière-pensée, coupés du monde, afin de recharger nos batteries. De plus, il n’était encore que vaguement question de confinement, les mesures barrières étaient en place et nous les avons respectées à la lettre, ce qui était très facile étant donné le contexte.

J’avais fait des courses pour toute la durée du séjour  donc nous n’allions qu’à la boulangerie, en vélo et n’avons croisé qu’un seul cycliste sur les 4 jours. Kiki a aussi approché la boulangère, à bonne distance derrière son comptoir, elle mettait le pain dans une poche et le posait afin que le client le récupère, évitant ainsi tout contact direct. Pendant ce temps, je restais dans la rue… avec les vélos, le gel hydroalcoolique à la main prête à envoyer une giclée dans les mains de mon Kiki !

De ce fait, bien que totalement réussies au niveau hébergement, loisirs, météo, ces vacances resteront dans nos mémoires avec un arrière-goût de culpabilité. Culpabilité de ne pas être tout près de notre famille ; culpabilité de prendre du bon temps alors que de nombreuses personnes étaient entourées par la maladie et vivaient quotidiennement dans la crainte d’être contaminées ou pire de contaminer leurs proches !

Ceci était encore une parenthèse… j'en ouvre beaucoup !

Je reviens au sujet de cet article : les vacances, sinon je ne vais pas du tout atteindre mon but : vous faire oublier quelques instants le présent !

Un séjour de seulement 5 jours c’est beaucoup de préparation pour peu de temps car je vous assure que ces quelques jours ont été bien occupés et que les heures sont passées à vitesse grand V !

Lorsque j’ai réservé la location, évidemment il n’était nullement question de pandémie, la menace ne s’est précisée que dans les jours précédant notre départ. Mais, après mûre réflexion et une bonne organisation, nous nous sommes décidés à partir car d’une part, nous savions ne rencontrer sur place que très peu de personnes et d’autre part qu’en restant cela ne changerait rien pour nos proches.

Je vous emmène donc avec nous.

Lundi : arrivée dans une maisonnette située dans un hameau près de Dolus.

Le propriétaire nous a fait un accueil très chaleureux, il avait prévu des petites attentions tel ce paquet de galettes accompagné d’une bouteille de jus de pomme. Il a dans sa famille des ébénistes, ce qui explique la présence dans cette petite maison de pas mal de meubles anciens. J’ai adoré la table… très basse et ses 4 mini tabourets faits à partir de ceps de vigne ; l'entourage du poêle, ainsi que le buffet, tout ceci étant des pièces uniques du moins conçues par un artisan !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour moi le seul bémol était l’escalier que j’avais du mal à descendre, j’ai trouvé l’astuce, je le faisais en marche arrière ce qui n’entraînait aucune douleur dans les genoux et à la fin… non je ne descendais pas en courant, (vous l'aviez cru ? Non, tant pis !) je faisais toujours attention !

Mardi : Vélo le matin

et petite balade à Chassiron l’après-midi : vous sentez les embruns qui nous entourent, respirez à fond, remplissez vos poumons...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur le chemin du retour, on a constaté le chantier que représentait la remise en état des chemins d'accès après les dégâts causés par les tempêtes de l'hiver.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi : Pêche à Chassiron le matin. Le coefficient de marée étant à 117 (énorme) l’Océan s’était retiré très loin donc cela aurait pu être idéal pour la pêche à pied… Mais, nous n’étions pas vraiment motivés. Je me suis tout de même ramassé quelques chapeaux chinois, autrement appelés -entre autres- patelles ou berniques ou encore arapèdes. J'ai même photographié notre vieux seau de pêche rouge, celui-là même qui me permettait lors de nos toutes premières vacances de repérer mon Kiki aventurier ! A l'époque j'étais déjà très myope et très phobique par rapport à ce bel élément qu'est l'eau !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’après-midi nous avons repris le vélo… Toujours mes soucis d'aquaphobe, lorsque je me suis retrouvée au milieu de ce pont... étroit, entourée d'eau... j'ai dû finir à pied... Kiki m'attendait au bout ! Sur la deuxième photo un des nombreux magnifiques "coins" que nous avons traversés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi : le matin, nostalgie oblige (la revoilà celle-ci !), nous sommes passés devant le supermarché de Dolus car notre première location sur l’île était… la maison d’une vieille Oléronaise située… au milieu de l’actuel parking et bien sûr démolie pour agrandir ce commerce…

Suite du périple nostalgique sur la plage de Grand Village.

On va y faire une bonne promenade, respirez à fond, allez encore ! C’est ce que j’ai fait pendant de longues minutes sur cette plage recouvertes de tous les sévices que lui a fait endurer l’hiver avec son lot de détritus. Les tempêtes qui sont passées sur la côte Atlantique ont aussi causé beaucoup de dégâts. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les plages seront à nouveau nettoyées et prêtes à vous recevoir très vite… Fermez les yeux et revenez sur votre plage préférée… Voilà vous y êtes ! Kiki vous y attend, sous cet angle, le dos tourné à la plage, tout est plus beau !

Evidemment, j'espère que lorsque vous viendrez, vous n'aurez ni bonnet, ni parka ! Vous gambaderez pieds nus sur le sable chaud, une légère brise sur le visage, entouré(e) de cris d'enfants s'ébrouant dans l'eau, d'ados jouant au beach volley et de vacanciers allongés au soleil enduits de crème !

L’après-midi, comme les deux jours précédents nous avons enfourché les vélos pour une balade de 16 kms ! Presque... 50 kilomètres en 3 jours, je vous assure que c’est énorme pour mes vieilles guiboles mais moralement ça fait tellement de bien, physiquement aussi d’ailleurs !

Nous avons traversé un coin avec de très jolies cabanes qui sont aménagées… pour faire notamment des jeux axés sur la découverte de l'île et de l'ostréiculture. La première, au bout à gauche sur la photo, vous permet de faire une pause café… mais elles ne sont ouvertes qu’en saison…Promettez-moi d’aller les voir, elles sont du côté de la pointe d’Arceau !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi nous sommes rentrés et depuis… vous connaissez la suite, on est en plein dedans !

Prenez soin de vous ! Je vous donne rendez-vous pour les vacances de Septembre, cette fois sur l’île de Ré dans le camping que nous avons définitivement adopté, je vous raconterai pourquoi. Ceci est une autre histoire !

… et n’hésitez pas à donner vos impressions, à partager vos propres souvenirs, il suffit de cliquer sur "commenter cet article !". Merci de votre lecture en espérant que ces quelques lignes vous auront permis de vous évader quelques minutes.

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  • : DMLA débutante de nenette33
  • : DMLA débutante... ma vie quotidienne avec la progression de la maladie, les traitements et leurs résultats. Mais j'ai aussi une vie dans laquelle je fais tout pour oublier mes problèmes de santé... et ça ce n'est pas triste ! Dès l'apparition des premiers symptômes, le diagnostic est tombé très rapidement. Début du traitement sous quinzaine : 3 injections de Lucentis à un mois d'intervalle ! Stabilisée depuis 2009...
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  • Femme de 56 ans *, une nouvelle épreuve se profile à l'horizon. La partager devrait m'aider et je l'espère aider tous ceux qui sont confrontés à la même chose !
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